Gestion de la crise sanitaire Covid 19/Economics for Hard Times: le Togo cité comme un exemple

0

La gestion du Togo sur à la crise sanitaire causée par le coronavirus suscite de l’attraction. La plateforme Good Economics for Hard Times, cite le Togo comme un exemple parmi les pays en développement par rapport à la gestion de la crise Covid et de son impact sur les populations. C’est à travers les travaux réalisés par Esther Duflo et Abhijit Banerjee sur la lutte contre la pauvreté.

Depuis l’avènement de coronavirus (Covid 19), les pays en développement sont considérés comme les plus vulnérables, et plus, exposes aux impacts négatifs de la pandémie. Presque tous les pays ont fermé leurs frontières pour éviter les flux. C’est peut-être une solution pour freiner la propagation du virus, mais elle constitue un danger pour les pays pauvres selon Esther Duflo et Abhijit Banerjee. « Ces mesures de verrouillage ne peuvent pas durer éternellement » affirment-ils.


Aussi indiquent-ils, « Dans de nombreux endroits, le bilan humain du verrouillage devient déjà évident. Les enfants sont privés de vaccination et les récoltes ne sont pas récoltées. Alors que les projets de construction ralentissent et que les marchés sont fermés, les emplois et les revenus s’évaporent. Les effets d’une quarantaine prolongée sur les pays en développement pourraient être aussi nocifs que le virus lui-même. Avant que Covid-19 ne se propage à travers le monde, 15 000 enfants de moins de cinq ans mouraient chaque jour dans le sud du monde, principalement des maladies évitables associées à la pauvreté. Il est probable que beaucoup d’autres mourront si leurs familles sont plongées davantage dans la pauvreté ».

Que peuvent faire les pays pauvres face à cette pandémie, et comment les pays riches peuvent-ils les aider?

Pour Esther Duflo et Abhijit Banerjee, « les pays pauvres auraient pu utiliser la quarantaine pour gagner du temps, recueillir des informations sur le comportement de la maladie et élaborer une stratégie de dépistage et de traçage ». Ils doivent être en mesure d’améliorer la capacité de leurs systèmes de santé à faire face à un afflux potentiel soudain de personnes malades. Aussi, mentionnent-ils, il est essentiel que les pays pauvres soient en mesure de garantir aux populations des moyens de subsistance sûrs dans les mois à venir.

En l’absence d’une telle garantie, les gens se lasseront des mesures de quarantaine et les fermetures seront de plus en plus difficiles à appliquer. Pour protéger leurs économies contre un effondrement de la demande, les gouvernements doivent rassurer les gens que le soutien financier sera disponible aussi longtemps que nécessaire.


Le rapport de Good Economics for Hard Times recommande que les pays pauvres mettent en œuvre ce que la plateforme appelle « un revenu universel de base ultra (UUBI) », un transfert monétaire régulier qui équivaut à assez pour la survie de base.

Le Togo, un exemple


Le Togo est visiblement sur la bonne voix en ce qui concerne la gestion de la crise covid 19. Les mesures recommandées par les experts analyses d’impact de crises sont globalement adoptées par l’Etat togolais. Ce qui fait citer le Togo un modèle de gestion parmi les pays en développement par Good Economics for Hard Times.

En effet, « Le petit pays ouest-africain du Togo, avec ses huit millions d’habitants et son PIB (parité de pouvoir d’achat) par habitant de 1 538 dollars, travaille sur tous ces fronts. En plus de tester 7 900 cas suspects, le pays déploie 5 000 tests au hasard pour évaluer la prévalence. Les autorités sanitaires utiliseront les résultats pour déterminer quand et où restreindre la mobilité des personnes. Le gouvernement a également lancé un programme de transfert en espèces reliant un portefeuille électronique aux téléphones portables des peuples ; il compte déjà 1,3 million de personnes enregistrées et a envoyé de l’argent à 500 000 dans la seule région du Grand Lomé (la capitale) » notifie la plateforme.

Le plus grand souci, n’est pas la réalisation de ces mesures, car en Afrique, les pays disposent déjà de moyens de transfert monétaire par téléphone. Mais le plus dur, c’est la volonté de les financer. Les pays en développement auront besoin d’une aide substantielle de la part des nations les plus riches pour payer un UUBI.

Au Togo, les autorités mettent tout en œuvre pour une sortie de crise rapide. Le Pays, avec 8835 tests réalisés au total, enregistre 128 cas confirmés, 42 cas actifs, 77 guéris et 9 décès selon les informations du gouvernement données le 6 mai.

Rappelons que Esther Duflo et Abhijit Banerjee ont remporté le prix Nobel d’économie 2019 pour leurs travaux sur la lutte contre la pauvreté.

Stanislas







Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.