Relance de JDHO: Carlos Ketohou « C’est une mine d’or que nous laissons à nos successeurs »

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Fin de la léthargie pour JDHO (Journalistes pour les droits de l’homme) l’association veut se redynamiser avec de nouveaux membres et un nouveau bureau plus jeune. Carlos Komlavi Ketohou l’actuel président se prépare à céder la place. Dans une interview accordée à notre rédaction, il revient sur la raison de la léthargie et l’importance de la relance des activités. Il lance ici, un appel au nouveau bureau : « Je souhaite vivement que la prochaine équipe dirigeante suscite à nouveau cet engouement pour maintenir la mobilisation des journalistes autour de ces nobles causes. Lisez plutôt.

Carlos Ketohou bonjour: L’association Journalistes pour les droits de l’homme (JDHO) dont vous êtes l’actuel président se prépare à relancer ses activités. D’abord pourquoi cette léthargie et dans quel état d’esprit se prépare cette relance?

Carlos KETOHOU: Bonjour, Journalistes pour les Droits de l’Homme, JDHO renaît des cendres et des sentiers battus ce vendredi et va retrouver ses lettres de noblesse. C’est vrai que JDHO à connu un moment de léthargie en raison de l’indisponibilité des membres du bureau qui pour chacun a eu de lourdes responsabilités. Zeus Aziadouvo qui est devenu membre de la HAAC, Ncoue Bonaventure Mawuvi qui s’est retrouvé à la tête de la coalition togolaise des Défenseurs des Droits Humains, Fabbi Kouassi qui est sur plusieurs fronts, Didier Ledoux basé en France et moi même comme vous le savez avec mes multiples tâches qui sont couplées de la Présidence de l’organisation Médias pour la Paix en Afrique MEPAF basée en France.

Voilà le tableau de l’équipe dirigeante. C’est pourquoi ce vendredi sera un grand jour pour JDHO dans le sens de la redynamisation de ses activités.
Une relance fondée sur les nouveaux défis des Droits de l’homme liés aux Médias, les droits catégoriels notamment ceux liés à la santé. La Covid-19 a sclérosé les systèmes mondiaux, imposé des mutations et a changé la façon d’apercevoir les géostrategiques. Ni les droits de l’homme ni les médias ne sont épargnés. La nouvelle vision de JDHO obéira à ces principes obligatoires, c’est une mission importante pour la prochaine équipe dirigeante.

Aujourd’hui quel est cet apport que JDHO a pu faire en ce qui concerne la question des droits de l’homme dans notre pays le Togo?

Carlos KETOHOU: JDHO est la première organisation de journalistes basée sur une thématique particulière : celle liée aux Droits de l’homme et depuis sa création en 2005, elle a réussi à relever de grands défis en ce qui concerne la protection de la liberté de presse et d’expression, la défense des droits des journalistes, la sensibilisation et l’éducation, la promotion d’un État de droit et de démocratie basée sur le respect des droits de la personne et de la dignité humaine.

En témoignent entre autres les séminaires de formation sur les thématiques précitées, les manifestations pour dénoncer les agressions de journalistes et les tentatives de musellement de la presse par les prédateurs de la liberté de presse, les actions citoyennes au Togo et à l’étranger.


C’est le lieu de saluer au passages des partenaires qui nous ont fait confiance dans le financement de nos projets. Les ambassades des États Unis, d’Allemagne et de France, l’union européenne, le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Médias Fondation, le CPJ, etc. Nous avons réalisé des projets avec l’accompagnement de ces partenaires.

Les journalistes togolais aussi se sont toujours mobilisés à chaque moment où ils sont sollicités pour battre le pavé ou se déplacer dans tous les sens pour faciliter l’accomplissement de la mission des journalistes pour les Droits de l’Homme. Je souhaite vivement que la prochaine équipe dirigeante suscite à nouveau cet engouement pour maintenir la mobilisation des journalistes autour de ces nobles causes.

Selon les indiscrétions, vous comptez transmettre le pouvoir à la jeune génération. Vous confirmez? pourquoi ?

Carlos KETOHOU: C’est tout à fait logique et obligatoire qu’après plusieurs années à la tête de cette organisation on lui insuffle un nouveau dynamisme et c’est naturellement avec du sang neuf. Le bureau sortant de JDHO va radicalement céder sa place à une nouvelle génération. C’est une mine d’or que nous laissons à nos successeurs c’est aussi de grands défis que nous leur lançons. Nous les connaissons individuellement et collectivement, ils vont remettre JDHO en selle face aux nouveaux grands enjeux des Droits de l’homme et des médias. L’équipe sortante dont les membres sont désormais des membres d’honneur resteront à la disposition de la nouvelle équipe pour d’éventuels conseils.

La cérémonie de relance des activités, c’est ce vendredi, vous avez sans doute un mot avant ce jour?

Carlos KETOHOU: C’est demain vendredi qu’à lieu la cérémonie de relance. Le monde de la presse au Togo a besoin d’être renforcé en matière de dynamisme et d’actions novatrices. Les autres organisations se battent sur le terrain. Je souhaite une adhésion inclusive des journalistes aux idéaux de JDHO, et j’invite la prochaine équipe dirigeante à déplacer des montagnes pour assurer aux journalistes une protection atomique sur les questions liées à la liberté de presse.


Je souhaite donc bonne chance et bon vent aux nouveaux membres de JDHO. Dieu les accompagne dans leur mission. je vous remercie.

Merci.

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