Bongo et Gnassingbé : Deux Présidents, une même carrure

0

Fin jeudi 01 décembre de la visite de travail et d’amitié du Président de la République Gabonaise, Ali Bongo Ondimba chez son homologue togolais, Faure Gnassingbé. La visite de deux jours d’Ali Bongo à Lomé a été une occasion pour les deux Chefs d’Etat de redynamiser la coopération bilatérale entre leurs deux pays. La lutte contre les menaces sécuritaires, la situation sociopolitique sur le continent et la protection de l’environnement ont été aussi au cœur de cette visite d’après des sources proches de la présidence togolaise.

Selon les mêmes sources, la visite a été une initiative du Président togolais qui a invité son homologue Gabonais Ali Bongo. Ce dernier a visité certaines grosses structures du Togo entre autres, le Port Autonome de Lomé, la Plateforme Industrielle d’A1detikopé (PIA), et aussi, la forêt artificielle classée de Lili, située à 50km de Lomé.

La coopération au beau fixe

Les échanges entre Bongo et Gnassingbé ont essentiellement tourné autour des questions bilatérales, régionales, continentales et internationales de l’heure. Ils ont procédé à une évaluation de la coopération bilatérale, dans l’optique de son renforcement.

Visite à la PIA

Ils ont souligné la nécessité de consolider les échanges multisectoriels, en particulier sur les plans politique, diplomatique, économique et consulaire. À cet égard, ils ont réitéré leurs instructions à leurs gouvernements respectifs pour la programmation de la prochaine session de la Commission mixte de coopération afin de conduire à son terme l’actualisation et l’élargissement du cadre juridique actuel.

Engagement pour la sécurité en Afrique

Ali Bongo et Faure Gnassingbé ont exprimé leur vive préoccupation devant la persistance de la menace terroriste au Sahel ainsi que ses conséquences dramatiques sur la stabilité des Etats.

Ils encouragent toutes les parties impliquées à mutualiser leurs efforts afin de mettre fin à cette menace sans frontières dont sont victimes leurs Régions respectives, telles que convenu lors du Sommet extraordinaire conjoint CEEAC-CEDEAO tenu en juillet 2018 à Lomé, en République Togolaise. Également, ils se sont préoccupés de la crise libyenne et ses conséquences sur les pays de la bande Sahélienne en général et les pays limitrophes en particulier, en termes de développement de réseaux terroristes, de trafics illicites et de manœuvres de déstabilisation multiformes.

Engagement pour l’environnement

La visite d’Ali Bongo à la forêt artificielle classée de Lili n’est pas un hasard. Ceci n’est que l’expression de l’engagement du Président gabonais, Ali Bongo pour le Climat et l’environnement et de préservation de la biodiversité. Engagement reconnu par la Communauté internationale et d’ailleurs salué par Faure Essozimna GNASSINGBE.

Ali Bongo et Faure Gnassingbé en visite à la Forêt sacrée de Lili

Engagement pour la Paix

Si Faure Gnassingbé est applaudi dans la sous-région Ouest africaine pour son engagement pour la paix, il en est de même pour son invité Ali Bongo, dont le pays un rôle important au Conseil de sécurité des Nations Unies, dans le contexte de la promotion de la paix et de la sécurité, en particulier en Afrique.

Le Gabon a par ailleurs organisé plusieurs séances d’information et de consultation sur la situation au Mali, en République Centrafricaine, en Libye, dans la région des Grands Lacs et au Soudan du Sud. Le Gabon a, de même, soutenu le plaidoyer en faveur de la nécessaire et urgente réforme du Système des Nations Unies, et particulièrement du Conseil de sécurité dont l’agenda comporte majoritairement des questions qui concernent l’Afrique.

Belle aventure en tout cas pour les deux Présidents durant ces deux jours. Et ils comptent la répéter. Cette fois-ci, c’est le président Togolais Faure Gnassingbé qui se rendra au Gabon.

« Le Président de la République Gabonaise a adressé une invitation à Son Homologue du Togo à effectuer une visite officielle au Gabon à l’occasion de la 7ème session de la Commission mixte de coopération qui se tiendra à Libreville à une date à fixer d’accord parties » a signifié le communiqué conjoint sanctionnant la visite.

Stanislas AZIATO

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.