Clémence pour Loïc Lawson et Anani Sossou 

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Ce lundi 27 novembre 2023, cela fait exactement 12 jours que les journalistes togolais Loïc Lawson (Directeur de Publication de Flambeau des démocrates) et Anani Sossou (journaliste indépendant) sont détenus à la prison civile de Lomé. Consternation au sein de la presse. Les voix s’élèvent et dans les couloirs, des discussions sont entreprises pour leur libération, mais ça peine à venir.

Au départ de cette affaire, doit-on le rappeler, une plainte déposée par le ministre togolais de l’Urbanisme et de la Réforme foncière, Kodjo Sévon-Tépé Adédzé, concernant des messages publiés par les journalistes sur les réseaux sociaux évoquant un vol présumé d’argent au domicile d’Adédzé.

Les deux journalistes sont donc jetés en prison depuis le 15 novembre. Ils sont frappés par l’article 497 de code pénal. La faute à Loïc Lawson et Anani Sossou c’est d’avoir publié des infos sur les réseaux sociaux notamment sur X (anciennement Twitter) et Facebook alors que le nouveau  code de la presse du Togo ne prend pas en compte les réseaux sociaux  surtout si certains citoyens estiment avoir été diffamés et ou salis. 

Ayant été établi que les confères ont travaillé en ne respectant pas la teneur du code en vigueur,  il n’y a qu’a solliciter la clémence du ministre d’Etat Kodjo Adedze en vue de leur libération. Les fêtes de fin d’année approchent au gallot, leurs familles respectives et surtout les enfants ont plus besoin d’eux. 

La presse togolaise sollicite la clémence du ministre d’Etat Kodjo Adedze pour la libération des deux journalistes afin qu’ils puissent retrouver leurs familles respectives en ce moment où elles ont plus que besoin d’eux.

Les confrères ainsi que toute la presse doivent utiliser des termes appropriés dans leur démarche de demande de clémence afin de laisser entrevoir leur sincérité et leur bonne foi. C’est clair qu’ils ont fauté et il ne reste qu’à demander sincèrement Pardon au plaignant. Celui qui reconnaît ses fautes et demande pardon ne perd rien, il en ressort grandit et gagnant.

Aussi longtemps que le code restera en l’état les journalistes togolais doivent faire attention à ce qu’ils publient sur les réseaux sociaux pour éviter ces genres de situations. On se rappelle l’année dernière, le même article a permis d’envoyer deux journalistes notamment, Ferdinand Ayité et feu Joël Egah en prison. La suite de cette affaire tout le monde la connaît.

Clémence, Clémence, Clémence pour Loïc Lawson et Anani Sossou !!! 

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