Lomé accueille la 8ᵉ réunion du Comité technique des experts (CTE) de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM), du 10 au 12 février 2026. Cette rencontre stratégique vise à renforcer la coopération entre le Togo et le Bénin dans la gestion des ressources hydriques partagées.
La gestion de l’eau est un enjeu majeur en Afrique de l’Ouest, où la pression démographique, les effets du changement climatique et la raréfaction des ressources naturelles menacent la stabilité régionale. L’ABM, créée en 2014, est un mécanisme de gouvernance transfrontalière qui vise à promouvoir la concertation, le partage de données et la prise de décisions communes entre les deux pays.
Le bilan de l’année 2025 est encourageant, avec un renforcement institutionnel de l’ABM, une amélioration de ses capacités techniques et une augmentation significative de ses ressources financières. Le lancement de l’Analyse diagnostique transfrontalière du projet IREE-Mono constitue une étape clé vers l’élaboration d’un Plan d’actions stratégiques consensuel.

En ouvrant les travaux de cette rencontre, le représentant du ministre délégué chargé de l’eau et de l’assainissement, Koumayi Assoutom, conseiller technique du ministre, a souligné qu’au-delà de sa dimension économique et sociale, l’eau constitue un facteur de paix et de stabilité entre États riverains.
Notons que l’ABM bénéficie d’un soutien international croissant, notamment de la part de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne. Pour Dadja Gnakpaou, Directeur exécutif de l’ABM, l’année 2026 devra marquer une nouvelle phase, axée sur le déploiement de projets structurants et le renforcement de la gouvernance.
À Lomé, les experts togolais et béninois examineront les orientations stratégiques, le budget et les perspectives de l’institution, avec une ambition claire : faire du bassin du Mono un modèle africain de diplomatie environnementale et de gestion concertée des ressources en eau transfrontalières.

