Le Président en exercice de la Confédération des États du Sahel a reçu jeudi 16 octobre 2026 à Ouagadougou les patrons des douanes de l’AES et du Togo pour accélérer la facilitation du commerce et l’interconnexion des systèmes.
Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Président en exercice de la Confédération AES, a accordé une audience à une délégation conjointe des administrations douanières du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Togo.
Aux côtés des Directeurs généraux des Douanes des trois pays de l’AES, le Colonel Konzi Téï, Commissaire des Douanes et Droits Indirects de l’Office Togolais des Recettes (OTR), prenait part à la rencontre.
Une démarche qui confirme le rôle stratégique du Togo, dont le Port Autonome de Lomé reste la principale porte d’accès maritime pour le Burkina et le Niger.
A la sortie d’audience, le Colonel Mohamed Yacouba Sido, Directeur général des Douanes du Niger et porte-parole de la délégation, a précisé l’objet de la rencontre. « Nous sommes venus présenter au Camarade Président les résultats de nos travaux. Depuis la création de la Confédération, nous travaillons sur les textes d’application : régimes tarifaires confédéraux, procédure d’agrément des produits et des entreprises, et certification d’origine confédérale ».
Des textes confédéraux en cours de finalisation sur lesquels le Chef de l’Etat burkinabè a donné des orientations fermes.
« Nous avons reçu des orientations du Chef de l’État en matière de facilitation du commerce. Il nous a instruits de mettre tout en œuvre pour faciliter le commerce entre nos États, car le commerce intra-AES n’est pas assez développé », a souligné le Colonel Sido.
C’est précisément sur ce point qu’a insisté le représentant togolais. Pour le Colonel Konzi Téï, la priorité est désormais technologique et opérationnelle.
« L’interconnexion des systèmes douaniers des États membres de l’AES et du Togo est la pierre angulaire des échanges. Un système interconnecté permet une lisibilité et une célérité dans l’expédition des marchandises. Le Chef de l’État nous a prodigué de précieux conseils pour renforcer le rôle des douanes dans l’économie et assainir le commerce ».
Cette interconnexion, jugée essentielle par les quatre administrations, devrait permettre de sécuriser le transit des marchandises depuis Lomé, de réduire considérablement les délais de dédouanement et de lutter plus efficacement contre la fraude douanière et les fausses déclarations d’origine.
Les travaux techniques entre les douanes de l’AES et l’OTR devraient se poursuivre dans les prochaines semaines en prélude à la prochaine Conférence des Chefs d’État de la Confédération AES.




