Depuis quelques semaines, l’on assiste à une sorte de résurrection de l’affaire Abdul Aziz Goma,Condamné par la Cour d’assises de Lomé à dix ans de réclusion criminelle pour complot contre la sécurité intérieure de l’État et appartenant à un groupement de malfaiteurs. Une condamnation qui respecte les lois en vigueur dans le pays. La résurection de cette affaire s’explique par le fait que le parlement européen a remis en cause la décision de la justice togolaise.

En dénonçant cette ingérence du parlement européen dans ce dossier purement judiciaire, l’ambassadeur résident de la Délégation de l’Union européenne (UE), a été convoqué le 12 septembre dernier par le Prof Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères , afin d’apporter des clarifications sur le sens de cette façon d’agir et de rappeler que le Togo n’entend pas se laisser dicter sa conduite en matière judiciaire.

Au cœur de la discorde, le cas d’Abdoul Aziz Goma, est en train de prendre une autre tournure à la fois médiatique et politique, où l’on constate un réseaux de lobbying dans les coulisses du parlement européen. Sur cette affaire ce réseau, réclame sa libération immédiate et sans conditions, aussi l’annulation de sa condamnation ainsi que des garanties de sécurité pour l’intéressé.

Selon la diplomatie togolaise, la résolution du parlement européen est une ingérence manifeste dans un dossier purement judiciaire et souverain. Et que la justice togolaise selon lui, s’exerce en toute indépendance, conformément aux lois nationales et aux standards internationaux. C’est dire que le Togo, pour sa part, n’a fait qu’appliquer son code pénal, en offrant à l’accusé toutes les garanties procédurales ainsi qu’un suivi médical permanent, régulièrement vérifié par la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

Pluis loin encore selon d’autres sources officielles togolaises, « le Togo, en tant qu’État souverain, demeure maître de son appareil judiciaire et n’a de comptes à rendre qu’à son peuple et aux institutions qu’il s’est librement données ».

Au demeurant l’on doit comprendre que le Togo n’entend pas se laisser dicter sa conduite en matière judiciaire. Et que la coopération qui existe entre le pays et ses partenaires ne peut se faire au prix de ce qu’elle considère comme des atteintes à sa souveraineté.

La Rédaction

 

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