Le mardi 9 juin dernier, l’Assemblée nationale a franchi un cap décisif pour la protection des Togolais. Réunis en séance plénière sous la présidence du Prof. Komi Selom Klassou, les députés ont adopté plusieurs projets de loi qui permettent au pays d’intégrer pleinement les conventions internationales de sûreté nucléaire et de radioprotection. Le Ministre délégué chargé de l’Énergie, Robert Koffi Messan Eklo, représentait le gouvernement.

Ces textes répondent à une exigence simple : toute activité nucléaire, qu’elle serve la santé, l’agriculture, l’industrie ou la production d’électricité, doit s’appuyer sur des règles claires et exigeantes. Car les risques liés au nucléaire ne connaissent pas de frontières et leurs effets peuvent marquer durablement l’homme et son environnement.

En rejoignant les conventions adoptées à Vienne entre 1986 et 1997, le Togo s’engage à appliquer les plus hauts standards mondiaux. Il s’agit de prévenir les accidents, de garantir une gestion rigoureuse des déchets radioactifs et du combustible usé, mais aussi d’organiser l’alerte rapide et l’entraide internationale si un incident survenait. Cette adhésion ouvre au pays l’accès aux mécanismes de coopération de l’AIEA pour former ses experts et partager l’information en temps réel.

Pour les parlementaires du groupe majoritaire UNIR, le choix du nucléaire pacifique est un choix d’avenir pour l’indépendance énergétique et la modernisation de l’économie. Mais ce choix n’a de sens qu’avec un haut niveau de sûreté. L’honorable Aklesso Atcholi a insisté sur la nécessité de protéger à la fois les populations, les activités économiques et l’environnement.

Le gouvernement voit dans ce vote une cohérence de fond. Pour Robert Koffi Messan Eklo, ratifier ces conventions, c’est affirmer que le Togo privilégie la sécurité autant que le progrès technologique. C’est aussi un message adressé à la communauté internationale : le pays s’aligne sur les normes et se positionne comme un partenaire fiable et responsable.

Le Président de l’Assemblée nationale a rappelé que la solidarité entre États reste la meilleure réponse face aux risques nucléaires, comme l’a montré la catastrophe de Tchernobyl. Pour lui, ces réformes vont au-delà de la technique. Elles protègent les générations futures, renforcent la crédibilité du Togo et s’inscrivent dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui fait de la modernisation du cadre juridique et de la sécurité une priorité nationale.

Adoptés en première lecture, ces textes seront transmis au Sénat pour examen. Une fois promulgués, ils donneront au Togo un cadre juridique plus solide pour anticiper, prévenir et gérer tout risque radiologique, tout en garantissant la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.

 

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