Le député togolais Kovi Adanbounou devient depuis la semaine dernière, chargé de missions et de coordination auprès du médiateur en chef CEDEAO-AES. Sa feuille de route est de maintenir le fil du dialogue entre Abuja et les capitales de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte régional sous haute tension.
Avec cette nomination, Kovi Adanbounou, prend les commandes opérationnelles de la médiation entre la CEDEAO et l’AES. Le CJD-AFRIQUE et plusieurs partenaires ont aussitôt salué un choix qui place l’expertise et la discrétion au centre du jeu diplomatique ouest-africain.
Le contexte ne laisse pas de répit. Entre sanctions, retraits annoncés et défis sécuritaires transfrontaliers, la CEDEAO et les États de l’AES se parlent peu et se comprennent mal. Le rôle de Kovi Adanbounou sera d’empêcher la rupture. Coordonner les initiatives, préparer le terrain des rencontres, faire circuler l’information, désamorcer les malentendus. Son poste exige plus de méthode que de discours.
Pour les organisations qui ont réagi à sa désignation, l’expérience du parlementaire togolais en matière de gouvernance et de dialogue politique pèsera dans la balance. Elles y voient la volonté de la médiation d’ancrer son travail dans le réel, loin des postures, au plus près des canaux qui fonctionnent encore entre les deux blocs.
La CEDEAO garde ses mécanismes de prévention des conflits activés, mais l’enjeu aujourd’hui est de les rendre audibles côté AES. Le nouveau chargé de missions devra donc construire des ponts pratiques : calendrier commun, points de contact fiables, sujets techniques pour recréer de la confiance avant d’aborder les lignes rouges. C’est un travail de couture institutionnelle, ingrat mais décisif.
Avec cette nomination, Lomé confirme sa position d’intermédiaire sur l’échiquier régional. Kovi Adanbounou hérite d’une mission où chaque mot compte et où l’échec se mesure en mois d’instabilité supplémentaires. Le CJD-AFRIQUE lui a adressé ses vœux de réussite.




