L’arène de Pya a connu l’un des temps forts des Evala 2026 le jeudi 16njuillet dernier. En présence du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la finale du canton a réuni une foule nombreuse venue de la Kara, des autres régions du Togo et de l’étranger pour célébrer l’un des rites les plus emblématiques de la culture kabyè.
Dès les premières heures, l’ambiance était à la communion. Tambours, chants et danses ont accompagné l’entrée des lutteurs. Fidèle à cette tradition séculaire, le Numéro 1 du Togo s’est tenu aux côtés des populations pour vivre intensément chaque prise, chaque ovation, chaque moment de partage.
Sur le sable, les jeunes des différentes coalitions ont montré leur courage, leur discipline et leur maîtrise technique. Chaque combat s’est déroulé dans le respect strict des règles transmises par les anciens. Entre adversaires, la poignée de main avant et après la lutte, l’entraide pour se relever et la sortie côte à côte de l’arène ont rappelé que les Evala sont d’abord une école de vie. Le fair-play et la fraternité ont donné le ton de la journée.

Autour de l’arène, la fête s’est prolongée. Les danses folkloriques, les chants traditionnels et les stands d’exposition artisanale ont transformé Pya en un grand espace de rencontre. Anciens, jeunes, femmes et visiteurs ont échangé, transmis et appris, faisant des Evala un véritable lieu de transmission du patrimoine.
Plus tard dans la journée, la même ferveur a été vécue à Yaka. Le Président du Conseil a également assisté à la finale opposant Yaka Bas à Yaka Haut. Partout, la mobilisation populaire a confirmé la place centrale qu’occupent les Evala dans l’identité togolaise.
Au-delà de la dimension culturelle, les Evala 2026 confirment leur rôle de facteur de cohésion sociale et de levier pour le tourisme et l’économie locale. Elles montrent l’attachement d’un peuple à ses racines et sa volonté de léguer aux générations futures des valeurs de respect, de solidarité et de persévérance.
À Pya comme à Yaka, une même image s’est imposée : celle d’un peuple rassemblé autour de sa tradition, et d’un Président du Conseil venu partager, dans la ferveur, ce rendez-vous annuel avec la culture kabyè.