Le 12 septembre dernier au siège du Groupe des Syndicats Autonomes (GSA), une session de crise a réuni les centrales syndicales du Togo sur le problème de licenciement des travailleurs de SUNU BANK. Cette rencontre a pour objet de réfléchir et de toujours rester souder et unanime sur ce dossier qui secoue depuis un moment les secteur bancaire du Togo. Soutenir le SYNASSUR et le SYNBANK, reste le mot d’ordre de chacun des membres des centrales syndicales du pays.
Tout a commencé avec le licenciement jugé abusif de 42 employés de SUNU Bank. Cette décision a déclanché de façon unanime une colère qui a amené ces derniers à une table de discussion avec le gouvernement. Mais ses discussions engagées par le gouvernement pour sortir de cette crise, n’avancent toujours pas. Et selon les dernières informations, les syndicats menacent d’observer une fois encore une autre grève de 72 heures.
Le rebondissement de ce dossier fait suite à des déclarations publiques de dirigeants de SUNU Bank, qui estiement que le rapport de la commission bancaire mettait en doute la viabilité du modèle économique de l’établissement. Une sortie qui les syndicats n’ont pas aimé. L’autre point sensible selon la base est que parmi les employés évincés figureraient plusieurs responsables syndicaux, dont le secrétaire général du CEMAD, syndicat du secteur des microfinances. Une mesure que la plupart des membres perçoivent comme une attaque directe contre la liberté syndicale.
Face à cette situation intenable, les syndicats ont décidé qu’à partir de 24, 25 et 26 septembre, toutes les agences bancaires et compagnies d’assurances seront fermées. Ainsi les syndicats invitent les clients à anticiper leurs opérations pour éviter des désagréments majeurs.
Pour la suite, la base reste ferme et fait savoir que cette grève reste un signal fort. Car elle n’est pas d’accord sur cette gestion des responsables bancaires qui selon elle, sacrifie les travailleurs au mépris des normes sociales. Et aussi une manière d’étouffer la voix des travailleurs du secteur bancaire au Togo.
Tout en réaffirmant leur attachement au dialogue social comme instrument privilégié de règlement des différends, les centrales syndicales ont annoncé avoir entrepris des démarches auprès des plus hautes autorités du pays afin de parvenir à une solution équitable pour toutes les parties.
Étaient présentes à la rencontre, la Confédération Générale des Cadres du Togo (CGCT), la Confédération Nationale des Travailleurs du Togo (CNTT), la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT), le Groupe des Syndicats Autonomes (GSA), l’Union Générale des Syndicats Libres du Togo (UGSL), l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT) et la Synergie des Travailleurs du Togo (STT).
Elom



