Du 15 au 19 juin 2026, la capitale togolaise devient le centre névralgique de l’aviation africaine. Lomé accueille la toute première Convention et Exposition africaines du transport aérien, organisée par la Commission africaine de l’aviation civile, (CAFAC), avec la Commission de l’Union africaine et sous le haut patronage du gouvernement togolais.
Le thème retenu, « Un ciel africain unique : connectivité et développement durable du transport aérien », fixe l’ambition : faire bouger les lignes d’un secteur clé mais encore trop cloisonné.
Un ciel fragmenté, un potentiel énorme
L’avion reste le moyen le plus rapide pour relier les économies, booster le commerce, le tourisme et l’intégration régionale. Pourtant l’Afrique peine encore. Réseau de liaisons limité, billets parmi les plus chers de la planète : la connectivité reste un frein à la libre circulation des personnes et des marchandises.
C’est pour briser ces barrières que l’Union africaine a lancé en 2018 le Marché unique du transport aérien africain, SAATM. Projet phare de l’Agenda 2063, il vise un ciel ouvert, des coûts en baisse et des compagnies africaines plus compétitives.
Lomé pour accélérer le SAATM
La Convention de Lomé veut transformer les engagements en actes. L’idée : donner un coup d’accélérateur à la libéralisation du trafic intra-africain. Concrètement, les discussions porteront sur l’ouverture des marchés, l’amélioration des liaisons entre États, la baisse des tarifs, l’attractivité pour les investisseurs et le financement des aéroports. La sécurité, l’innovation et la durabilité seront aussi au cœur des débats, avec une place forte pour les partenariats public-privé.
Cinq jours pour bâtir des solutions
Pendant cinq jours, Lomé sera la capitale africaine du ciel. Sous le patronage du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, décideurs, experts, investisseurs et acteurs du secteur se succéderont.
Au programme : un forum politique sur l’avenir de l’aviation en Afrique, un marché pour négocier de nouvelles routes, un lab dédié au fret et à la logistique, des panels sur infrastructures et financement, une expo innovation-sécurité-durabilité, plus des rencontres B2B et des rendez-vous bilatéraux. Objectif : faire émerger des partenariats concrets, pas seulement des discours.
Une mobilisation à l’échelle continentale
La Convention réunira un casting de haut niveau : chefs d’État et de gouvernement, ministres des Transports, du Commerce, des Finances, du Tourisme, autorités de l’aviation civile, compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports, prestataires de navigation aérienne. La ZLECAf, l’AUDA-NEPAD, les communautés économiques régionales, les banques et les fournisseurs de technologies seront aussi de la partie.
Pourquoi Lomé ?
Accueillir cette première édition à Lomé n’est pas un hasard. Positionné au cœur de l’Afrique de l’Ouest, le Togo mise sur sa stabilité, son dynamisme économique et ses infrastructures. L’Aéroport international Gnassingbé Eyadema, à quelques minutes du centre-ville, offre une accessibilité directe pour les délégations venues de tout le continent et au-delà.
En ouvrant ses portes à cet événement, Lomé confirme son rôle de carrefour d’échanges et son engagement pour une aviation africaine moderne, intégrée et tournée vers le développement durable.
Au-delà des cinq jours d’échanges, la Convention se veut un déclencheur. Transformer les ambitions du SAATM en projets, en vols, en investissements. Et faire du transport aérien un vrai moteur d’intégration et de croissance pour l’Afrique.
Les regards du continent seront fixés sur Lomé du 15 au 19 juin. Une nouvelle page du ciel africain pourrait s’y écrire.




