Le jeudi 19 février 2026 restera une date clé pour l’agenda de modernisation du Togo. Sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres a validé une série de mesures stratégiques qui dessinent les contours d’un pays plus stable, plus sûr et plus efficient. De la microfinance à la cartographie, en passant par la protection des personnalités, le gouvernement affiche une volonté claire d’adapter ses outils aux enjeux du 21e siècle.
Un secteur essentiel sous une nouvelle réglementation
L’inclusion financière est un moteur de développement, et le Togo l’a bien compris. Avec un taux d’inclusion financière remarquable de 89,04% en 2024, le pays se positionne au deuxième rang de l’UEMOA. Mais pour consolider cet acquis, une réforme s’imposait. Le Conseil des ministres a ainsi adopté un projet de loi visant à intégrer la nouvelle loi uniforme de l’UEMOA sur la microfinance.
Ce texte législatif n’est pas anodin. Il vient corriger les lacunes passées, renforçant la gouvernance, la gestion du crédit, le contrôle interne et la fiabilité des systèmes d’information. L’objectif est limpide : assurer la stabilité du système financier, garantir une meilleure protection des usagers et aligner le Togo sur les meilleures pratiques internationales. Une étape cruciale pour que la microfinance continue d’être un levier de réduction des inégalités et de résilience pour des millions de ménages, à l’image des 1,9 million de crédits accordés par le FNFI depuis sa création.
Sécurité Institutionnelle, une réponse adaptée aux nouveaux défis
Dans un monde où les menaces sont en constante évolution et où la présence du Togo sur la scène internationale est de plus en plus marquée, la sécurité des hautes personnalités et des institutions devient un impératif. Le gouvernement y répond par la création d’une Direction de la protection des hautes personnalités et des institutions.
Ce nouveau dispositif, unifiant des éléments de la police et de la gendarmerie sous un commandement unique, vise à rationaliser les opérations, améliorer la coordination et professionnaliser davantage les équipes. Il s’agit d’une adaptation nécessaire pour garantir la sérénité des leaders et la pérennité des institutions, éléments fondamentaux pour la stabilité et le rayonnement du pays.
Des outils modernes pour un développement maîtrisé
La planification territoriale et la sécurisation foncière sont des piliers du développement socio-économique. Pour les optimiser, le Togo se dote d’un Institut Géographique National du Togo (IGNT), une entité autonome qui remplace l’ancienne direction générale.
L’IGNT aura la mission stratégique de produire des données fiables et actualisées, essentielles pour toute politique de développement. C’est un pas majeur vers l’intégration du pays dans les dynamiques technologiques mondiales en matière de géolocalisation et de numérisation. Disposer d’une cartographie précise et à jour, c’est mieux anticiper, mieux planifier et mieux gérer le territoire national.
Une stratégie renforcée pour demainr
La présentation de la ministre du Développement à la base sur l’évolution de l’inclusion financière a confirmé les succès de la Stratégie nationale 2021-2025. Cependant, le gouvernement ne s’arrête pas là. Conscient des défis persistants, il a d’ores et déjà lancé le processus d’élaboration d’une nouvelle stratégie pour 2026-2030.
Cette feuille de route future inclura des mesures innovantes comme un projet spécifique pour les jeunes, la création d’un bureau d’innovation pour la fintech, et un renforcement continu de la gouvernance et de la gestion des risques dans la microfinance.
En somme, les décisions prises par le Conseil des ministres le 19 février 2026 sont une déclaration forte : le Togo s’engage résolument dans une voie de modernisation multidimensionnelle, où la stabilité financière, la sécurité institutionnelle et l’optimisation des outils de gestion territoriale sont les garants d’un développement inclusif et durable.

