Les 18 et 19 juin 2026, Kpalimé s’est transformée en centre de formation grandeur nature pour une quarantaine de journalistes venus de tout le Togo. À l’appel du Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) et du Groupe Agri Média, ces professionnels des médias se sont immergés dans les réalités du café et du cacao, deux filières qui font vivre plus de 33 000 planteurs à travers le pays.
L’objectif est d’outiller les journalistes pour mieux comprendre, mieux expliquer et mieux valoriser des secteurs jugés stratégiques depuis leur libéralisation en 1996. Le CCFCC, qui pilote la coordination et la supervision de la commercialisation, porte une vision ambitieuse formalisée dans les Plans de Développement adoptés en 2024. À l’horizon 2030, le café et le cacao togolais doivent devenir des filières performantes, créatrices de richesse et d’emplois décents, bâties sur une culture durable et compétitive.
Dès l’ouverture, le ton a été donné par Gilles Podjolé, Directeur général du Groupe Agri-Média. Il a salué la forte mobilisation des journalistes et rendu hommage à Enselme Gouthon, Secrétaire général du CCFCC, qu’il qualifie de « fierté nationale » pour son rôle dans la gouvernance des deux filières. Pour lui, cette session démontre que « les journalistes sont véritablement impliqués dans le processus de professionnalisation », avec une mission clé : porter la voix des producteurs et éclairer le grand public sur les enjeux agricoles.

Au nom du Secrétaire général du CCFCC, Dr Adden Ayi Koffi a exhorté les participants à s’approprier les contenus. « Cette session vise à harmoniser les niveaux d’information et à approfondir les aspects essentiels de la filière. Je vous encourage à poser toutes les questions nécessaires pour mieux comprendre le système et renforcer votre capacité à informer le public », a-t-il lancé.
Le programme a alterné sessions techniques et immersion. Les journalistes ont exploré l’historique des filières de l’OPAT à la libéralisation, les missions et le fonctionnement du CCFCC, la cartographie des acteurs et des chaînes de valeur, ainsi que la place du Togo sur les marchés internationaux. Les exigences du marché mondial, notamment la RDUE, et le contenu des Plans de Développement 2024 ont été décortiqués. La question du rôle des médias dans la promotion et la structuration des filières a fait l’objet d’échanges nourris.

Les descentes sur le terrain ont marqué les esprits. La visite d’un champ de cacao puis d’un champ de café a permis aux participants de confronter la théorie aux réalités du quotidien des producteurs : techniques culturales, défis climatiques, qualité, traçabilité et prix.
Cette formation va au-delà d’un simple partage de connaissances. Elle pose les bases d’un partenariat durable entre les médias et les institutions. Le CCFCC veut mobiliser l’ensemble des maillons, des producteurs aux autorités publiques en passant par les partenaires techniques et la presse, pour réussir la transformation des filières conformément à la vision portée par les plus hautes autorités du pays.

