Les mandataires de la collectivité Davié-Assomé ont tenu à rétablir les faits concernant les manifestations qui ont eu lieu le 08 février 2026 à Latékopé, une localité comprise dans le domaine du titre foncier N°388 de la collectivité Davié-Assomé, qui compte 22 collectivités. Les manifestants ont profités de ce mouvement pour dénoncer les travaux de canalisation, qui empêcheraient les enfants de se rendre à l’école ainsi que les populations d’avoir accès à l’eau.
Les représentants du domaine de Latékopé ont rencontré les médias le dimanche 15 février dernier pour clarifier les informations concernant les mouvements d’humeurs survenus dans la localité. L’objectif de cette rencontre était de présenter les faits et de rétablir la vérité, après les spéculations qui ont suivi les manifestations à Latékopé, dans la commune d’Agoè-Nyivé 6.
Les mandataires, représentés par Ahonkalekou Koffi, Mlagani Yawo Nyawodzi, Anagblan Toublou et Aziakou K. Omar, ont tenu à clarifier les choses. Ils expliquent que le domaine en question, d’environ 600 dont 458 hectares ont fait l’objet de titre foncier N°388 TT suivant les arrêtés d’approbation : N°1065/MUHCV/DGUDMHPI du 11 octobre 2016 et N°110/MUL/DGUH du 20 octobre 2024, la collectivité Davié-Assomé représentée par ses mandataires en la personne d’Ahonkalekou Koffi, Mlagani Yawo Nyawodzi, Anagblan Toublou et Aziakou K. Omar, se dit consterné par les allégations qui circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux.
Selon le porte-parole des mandataires Akonkalekou Koffi, les travaux de canalisation, qui ont débuté en 2026, visent à assécher la zone marécageuse dans le but de permettre l’aménagement et la mise en valeur du domaine. Ainsi il a souligné qu’ils ont reçu une autorisation pour mener un travail de canalisation d’eau vers le fleuve Zio sur les 458 hectares, qui revenait aux collectivités.
Disposant d’un titre foncier N° 388, il a signifié que Latékopé se retrouve aujourd’hui sur leur domaine qui dispose de papiers juridiques légaux. Il a également reconnu qu’il y a eu des travaux de creuser sur une partie des 163 hectares qui ont été décrétés d’utilité publique en 2019 par l’État. L’objectif de ces creuser est de canaliser l’eau vers le fleuve Zio, étant donné que le terrain est marécageux et nécessite d’être assaini. Ces travaux ont été réalisés avec l’avis favorable de l’ancien maire de la commune d’Agoè-Nyivé.
Cependant, il a fait savoir qu’avant l’exécution de ces travaux de canalisation, malgré la déclaration d’utilité publique des 163 hectares, des personnes mal intentionnées continuaient par vendre des terres et construire des maisons à Latékopé. Face à cette situation, ils ont entrepris des démarches auprès des autorités compétentes, notamment auprès de l’ancien maire de la commune Agoè-Nyivé 6 qui est le premier responsable du territoire où se trouve leur domaine.
« Les travaux ont été menés sous la supervision des forces de l’ordre, et nous avons respecté toutes les procédures légales. » a expliqué Akonkalekou Koffi, porte-parole des mandataires.
Après la réalisation des travaux et l’installation de poteaux et de barrières pour protéger la canalisation, le porte-parole des mandataires a notifié que des individus identifiés ont délibérément détruit les ouvrages. Selon les représentants, ces personnes ont ensuite organisé des manifestations avec des acquéreurs illégaux pour faire croire que la destruction était l’œuvre de la population locale mécontente, probablement pour échapper aux poursuites judiciaires.
Les mandataires contestent les allégations selon lesquelles les travaux de canalisation empêcheraient les enfants d’aller à l’école et les populations d’avoir accès à l’eau. « Il n’y a pas d’école ni de fontaine publique dans ce domaine, c’est une zone marécageuse », affirment-ils. Ils invitent les gens à vérifier les faits sur le terrain et dénoncent un « montage » orchestré par des individus mal intentionnés.
Un paysan rencontré sur place confirme : « Nous cultivons ici depuis des décennies et nous n’avons jamais vu d’école ni de fontaine publique. C’est une zone inondable, on y cultive du Adémè, du melon et de la banane et aussi de la canne à suicre. »
Concernant les acquéreurs de parcelles, les mandataires les invitent à se rapprocher de l’huissier de justice pour régulariser leur situation. « Nous demandons simplement qu’ils nous informent via l’huissier de justice pour que nous puissions identifier les collectivités qui ont vendu ces parcelles », explique le porte-parole.




