Présente à Bangkok depuis ce 12 octobre 2026, la présidente du Parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, participe au Forum parlementaire mondial organisé en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI.
Comment arriver à financer le développement autrement ? telle est la question qui se retrouvait au coeur des débats . Face à cette situation, les parlementaires du monde entier ont eu à se plancher sur les mécanismes de financement, la création d’emplois durables, le soutien aux petites entreprises et la mobilisation de l’investissement privé. L’autre sujet brûlant à l’ordre du jour, c’est celui de la lutte contre la cybercriminalité et les flux financiers illicites qui privent les États de ressources essentielles.
Des thématiques qui touchent particulièrement des pays ouest-africains, confrontés au double défi de financer les services publics et de gérer la pression de la dette.
Pour Hadja Mémounatou Ibrahima, la réponse passe par le rôle des Parlements. Ce qui l’amène a insisté sur la responsabilité des élus à transformer les grands engagements internationaux en lois et en budgets qui changent concrètement la vie des populations.
« Il ne suffit pas d’annoncer des financements, il faut s’assurer qu’ils servent les populations », a-t-elle plaidé. C’est le lieu pour elle d’inviter les uns et les autres à renforcer le contrôle parlementaire sur l’usage des ressources publiques et la transparence de la gouvernance financière.
Sa participation à Bangkok est aussi l’occasion de porter les préoccupations de l’Afrique de l’Ouest sur comment mobiliser plus de ressources, mieux protéger les économies contre les flux illicites et s’assurer que la croissance profite aux PME et à l’emploi des jeunes.
Au demeurant, ce Forum doit aboutir à des pistes pour que les institutions parlementaires deviennent de véritables leviers de politiques économiques plus transparentes, plus justes et plus proches des besoins des citoyens.

