Dernier rempart face à la crise, le Togo a fini par ajuster les prix du carburant. Le Bénin reste désormais seul à résister. Mais pour combien de temps encore ?
Depuis 2022, la guerre en Ukraine a fait exploser les cours du pétrole. Partout, les États ont dû lâcher. Nos pays ont résisté, mais la pression du marché et du FMI est devenue insoutenable. La facture des subventions est passée du simple au double.
Paradoxe : cette aide « indifférenciée » profitait surtout aux plus aisés. Ceux qui roulent en 4×4 et consomment 50 litres étaient 25 fois plus subventionnés que le zemidjan qui met 2 litres.
L’État va ainsi augmenter sa subvention à la SOTRAL et accorder des exonérations de taxes aux transporteurs. L’objectif est clair : protéger le panier de la ménagère et éviter une flambée des coûts de déplacement.
« On ne peut pas subventionner le carburant pour tous au risque de ne plus pouvoir financer la santé et l’école », explique une source gouvernementale.
Le message est assumé : moins de subvention au litre, plus de soutien direct aux secteurs qui touchent le quotidien des Togolais.