La 3ᵉ édition du forum d’affaires Biashara Afrika s’est ouverte à Lomé le 18 mai 2026, pour trois jours de discussions autour du thème : « Stimuler la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAf ». Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a lancé officiellement les travaux, coorganisés par le Togo et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Plus de 1000 participants ont fait le déplacement : anciens chefs d’État, dont Issoufou Mahamadou, champion de la ZLECAf, responsables d’institutions africaines, financiers, dirigeants de PME, investisseurs et jeunes entrepreneurs.

Dans son discours d’ouverture, Faure Essozimna Gnassingbé a salué la mobilisation des États et du secteur privé, qu’il voit comme un signal concret d’adhésion à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il a appelé la ZLECAf à transformer cette rencontre en une plateforme de solutions et de partenariats opérationnels.

Faire de l’intégration une réalité économique
Pour le Président du Conseil, l’intégration africaine n’est plus un choix politique, mais une nécessité face aux mutations de l’économie mondiale. Il a insisté sur la transformation des ambitions politiques en projets concrets, notamment par le développement d’infrastructures et de chaînes de valeur régionales.

« La première étape de la réussite de l’Afrique dépendra désormais de notre capacité proactive à transformer une ambition politique en réalité économique concrète », a-t-il déclaré.

Il a aussi pointé les obstacles persistants : barrières monétaires, frontières, lenteurs administratives. Pour y répondre, il a demandé au ministre de la Sécurité de prendre des mesures urgentes afin que les opérateurs économiques ressentent directement les effets de la politique d’intégration.

La ZLECAf comme levier de souveraineté
Selon Faure Essozimna Gnassingbé, la ZLECAf dépasse le cadre d’un accord commercial. C’est un instrument de souveraineté économique qui permet de produire localement, sécuriser les approvisionnements stratégiques, renforcer l’industrie et peser davantage dans les négociations internationales.

Il a plaidé pour l’émergence de champions économiques africains capables d’opérer à l’échelle continentale, et pour la construction de chaînes de valeur régionales afin de réduire la dépendance aux exportations de matières premières brutes.

Mettre la jeunesse et les femmes au centre
Le Président du Conseil a rappelé que l’intégration ne réussira que si elle profite directement aux jeunes et aux femmes. Avec la population la plus jeune au monde, l’Afrique doit faire de l’emploi un axe central de stabilité économique et sociale.

« La ZLECAf doit être pensée comme un véritable projet de mobilité économique pour les nouvelles générations africaines. Elle ne peut pas rester réservée aux grandes entreprises ou aux institutions », a-t-il souligné.

Le Togo réaffirme son rôle
Faure Essozimna Gnassingbé a conclu en réaffirmant l’engagement du Togo, grâce à sa position géographique, ses infrastructures logistiques et son rôle de corridor régional. Il a exprimé l’espoir que cette édition de Biashara Afrika débouche sur des partenariats concrets et de nouvelles dynamiques pour la prospérité du continent.

Issoufou Mahamadou a salué le choix de Lomé et le leadership du Togo en matière d’intégration, tandis que Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf, a insisté sur l’urgence de bâtir des chaînes de valeur africaines pour que le continent ne reste pas en marge de l’économie mondiale.

Biashara Afrika se positionne ainsi comme une plateforme clé pour rapprocher décideurs politiques, acteurs économiques et partenaires au développement, afin de lever les obstacles au commerce intra-africain et d’accélérer l’intégration régionale.

 

 

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