Mercredi 22 avril 2026, le Gouverneur des Savanes Affoh Atcha-Dédji était sur le chantier de Dalouak, au sud-ouest de Dapaong. 35% d’avancement pour la future centrale solaire qui doit électrifier 60 localités rurales. Un projet à 60,5 millions d’euros pour sortir les Savanes du noir.

Entre Nakpagli et Napiembougou, le soleil va bientôt travailler pour la région. Le Gouverneur Affoh Atcha-Dédji, accompagné du préfet de Tône Ouro-Gouroungou Iroumila, est venu mesurer l’avancée de la centrale solaire de Dalouak ce mercredi 22 avril. Verdict : 35% des travaux sont bouclés.

60 millions d’euros pour éclairer 29 000 foyers

Financé par la Banque mondiale via le projet RESPITE, le chantier pèse 60,5 millions d’euros. L’objectif est massif : 36 000 panneaux solaires étalés sur 52 hectares pour une puissance de 25 à 30 MWc. À la clé, 52 114 MWh produits chaque année. De quoi brancher près de 29 000 ménages et une soixantaine de villages ruraux, zone historiquement sevrée d’électricité.

L’entreprise chinoise TBEA tient pour l’instant le chronogramme. Bonne nouvelle : la centrale embarque 40 MWh de batteries. Traduction : du courant même la nuit ou quand le ciel se couvre. La stabilité du réseau est pensée dès la conception.

Un projet pilier du mix énergétique togolais

À l’issue de la visite, les autorités ont salué le rythme mais rappelé l’enjeu. Dalouak n’est pas qu’un projet régional. C’est une brique du pari national : 50% de renouvelables dans le mix énergétique et moins de dépendance aux hydrocarbures. Pour les Savanes, longtemps à la traîne sur l’électrification, c’est une bascule. Écoles, centres de santé, PME, irrigation : l’arrivée du courant change tout.

Les travaux avaient été lancés le 22 avril 2025 à Dapaong par le président du Sénat, Barry Moussa Barqué. Un an plus tard, le chantier tient la cadence. Reste à tenir la distance jusqu’à la mise sous tension.

 

 

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