Du 25 au 28 février Lomé abrite une réunion de l’Alliance chimio prévention du paludisme saisonnier. Huitième du genre, elle porte sur la révision et la planification des activités avec les principales parties prenantes de la Chimio prévention du Paludisme Saisonnier (CPS).
En Afrique subsaharienne, le paludisme reste souvent l’une des principales causes de mortalité et de morbidité. Malgré les efforts effectués par les autorités africaines ainsi que les acteurs dans la lutte contre cette maladie, surtout la distribution de moustiquaires imprégnées, d’insecticide, le traitement préventif intermittent chez la femme enceinte et le nourrisson, l’utilisation de molécules efficaces pour la prise en charge des cas, et plus récemment la vaccination contre le paludisme, le mal persiste toujours.
Dans l’intérêt de vite trouver un palliatif, il urge aux différents points focaux de la CPS qui se retrouvent au sein des PNLP et coordinateurs des PNLP issus d’une vingtaine de pays subsahariens de se retrouver et de trouver une autre formule. D’où la réunion de Lomé.
Organisée par le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), en partenariat avec ses partenaires, cette réunion amènera les participants, venus des pays de l’Afrique subsaharienne et d’ailleurs, de faire le bilan de la lutte d’une part, et de définir de nouvelles stratégies de coopération de travail d’autre part.
Ceci dans Le but d’accélérer l’élimination du paludisme d’ici 2030.
Également cette huitième réunion leur permettra d’examiner les résultats de couverture, mais aussi et surtout, de partager les meilleures pratiques et les défis de la mise en œuvre de la campagne CPS 2024 dans les différents pays, surtout que la maladie demeure un défi sanitaire majeur, en période de la saison des pluies, moment au cours de laquelle le risque d’infection est véritablement accru.
Notons que la CPS, consiste, en effet, en l’administration intermittente d’un traitement antipaludique curatif aux enfants exposés à un risque élevé de paludisme grave dans les zones de transmission saisonnière.
Selon les experts, si la CPS, outil stratégique essentiel pour la réduction de l’incidence du paludisme, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans (couche vulnérable), a démontré son efficacité, il est question à travers cette rencontre de Lomé, d’optimiser cette stratégie et envisager son extension afin de protéger d’autres couches vulnérables, notamment les enfants d’âge scolaire. Une approche, qui selon le représentant de l’OMS au Togo par intérim, Dr Diallo Amadou Bailo est vivement recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2012. Approche qui pour lui « s’est révélée efficace et rentable ».
Pour sa part, le représentant du ministre togolais de la Santé, Dr Kokou Wotobe, a relevé que « cette stratégie a sans, aucun doute, permis de sauver de nombreuses vies, et nous continuerons à l’améliorer en nous appuyant sur les avancées scientifiques et les résultats des recherches ». Il a ajouté que l’ensemble des acteurs devraient « poursuivre les efforts pour intensifier la couverture de la CPS, renforcer les capacités des équipes de santé de première ligne et garantir une meilleure adhésion des communautés aux mesures de prévention ».
Il a fait savoir que le gouvernement togolais reste engagé à soutenir toutes les initiatives en faveur de l’amélioration de la santé des populations. D’où il a signifié qu’il important pour le Togo de renforcer son partenariat en posant des bases solides dans l’optique de parvenir, un jour, à l’élimination du paludisme, ceci de façon durable.
Elom



