La Commission nationale des frontières maritimes (CNFM) du Togo a tenu une conférence de presse à Lomé pour clarifier la position du pays face à la décision ghanéenne de recourir à l’arbitrage international. Le négociateur en chef togolais, Dammipi Noupokou, a révélé que le litige maritime entre les deux pays porte sur la ligne de délimitation proposée, qui priverait le Togo d’un accès direct à la haute mer.
Les négociations bilatérales avaient pourtant connu des avancées notables, avec onze sessions de travail entre juin 2018 et décembre 2020. Les deux parties avaient réussi à s’entendre sur plusieurs aspects techniques, notamment le point de départ de la frontière maritime et l’identification de la ligne de base pertinente.
Cependant, le blocage est survenu lors de l’application pratique des principes de délimitation. Le Ghana a décidé de saisir une juridiction arbitrale, ce qui a mis fin à la phase de dialogue. Le ministre de l’Administration territoriale, le Colonel Hodabalo Awaté, a réagi avec mesure à cette initiative, affirmant que le Togo abordera cette nouvelle étape avec responsabilité et fermeté.
Le négociateur en chef a souligné que le Togo dispose d’analyses rigoureusement étayées pour défendre ses droits. La confidentialité reste nécessaire dans cette phase préparatoire de la procédure arbitrale. Lomé réaffirme son attachement aux principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, et entend défendre fermement ses droits tout en respectant le cadre juridique international.

Cette procédure arbitrale marque un tournant dans le règlement de ce différend qui dure depuis près de huit ans. Les autorités togolaises abordent cette nouvelle phase avec détermination, avec l’objectif de garantir un accès pérenne à la haute mer, condition indispensable au développement des activités maritimes et portuaires nationales.
Le conflit maritime entre le Togo et le Ghana a des implications économiques importantes pour les deux pays, notamment en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles. Le Togo entend défendre ses droits et intérêts dans cette affaire, tout en préservant les liens historiques et économiques avec le Ghana.
Le Togo reste attaché aux principes du droit international et à la souveraineté des États. La coopération régionale et le développement partagé sont également des priorités pour le gouvernement togolais, qui entend renforcer les liens avec les pays de la sous-région.
La résolution de ce conflit est importante pour la stabilité et la sécurité de la région, et le Togo est prêt à travailler avec le Ghana et les autres pays pour trouver une solution pacifique et durable.

