Les 7 et 8 octobre 2026, la capitale sénégalaise a abrité une rencontre stratégique dédiée à l’avenir de l’aquaculture en Afrique.
L’initiative est portée par deux réseaux continentaux, à savoir le RAFAQUA et le RAFISMER, soutenus par la COMHAFAT, une organisation qui fédère 22 États africains riverains de l’Atlantique. Placée sous le thème « Comment l’aquaculture peut-elle créer de la croissance inclusive, des emplois et du développement durable ? », cette rencontre a réuni des délégations venues de tout le continent, des chercheurs, des opérateurs privés, mais aussi la CSRP, l’Air Centre du Portugal et l’OMPDA. Tous avec le même constat : la ressource s’épuise, la demande explose. L’aquaculture devient vitale.

« C’est une alternative crédible face à nos défis alimentaires et économiques », a martelé dès l’ouverture Baba Ndiaye, Directeur de Cabinet du Ministre de la Pêche du Sénégal. Voyant plus loin, il a souligné l’importance de mettre en place des fermes aquacoles capables de créer des emplois pour les jeunes et de réduire les départs par la mer.
Pour Mohamed Najih, qui préside le RAFISMER, l’Afrique ne peut plus avancer en ordre dispersé. « Il faut une synergie forte entre politiques, chercheurs, privés et bailleurs », a-t-il insisté, plaidant ainsi pour des zones de production organisées, des infrastructures modernes et surtout des investissements sécurisés.

Samba Ka, Président du RAFAQUA, a résumé l’esprit de Dakar : « On est obligés de trouver ensemble des solutions durables. »
En clôturant les deux jours d’échanges, Taoufik El Ktiri, Secrétaire exécutif de la COMHAFAT, a salué une dynamique nouvelle, celle d’une aquaculture africaine qui se veut durable, compétitive et équitable.
Dakar n’était qu’une étape. La COMHAFAT annonce qu’elle va amplifier le travail de mise en réseau à travers le RAFAQUA et le RAFISMER pour rapprocher laboratoires, gouvernements et entreprises.

