Depuis des années, la partie septentrionale du Togo est confronté à une dégradation de ses terres. Un véritable problème qui n’arrange pas les communautés qui vivent dans ces milieux. Ainsi pour y faire face, le gouvernement togolais ne cesse de multiplier des initiatives dans le but d’une restauration de ce milieu. Ce qui a amené le ministère de l’environnement et des ressources forestières a impliqué le vendredi 25 juillet dernier, les acteurs de la région centrale, à un projet de résilience climatique qui est en cours de formulation.
Les travaux ont principalement porté sur la collecte de données de terrain et l’identification de synergies avec les projets et initiatives existants dans la région. L’objectif est de finaliser la documentation technique d’ici décembre 2025, afin de permettre le lancement du projet dès janvier 2026, pour une durée de cinq ans.
L’initiative vise le renforcement de la résilience des écosystèmes naturels, des agroécosystèmes et des communautés rurales, particulièrement exposées aux effets néfastes des perturbations climatiques. Elle est portée par le gouvernement avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ceci dans le cadre de la huitième phase du Fonds pour l’environnement mondial (FEM‑8).
L’ avantage de ce projet c’est d’arriver à inverser la tendance, dans cette région fortement dépendante du sol et du climat. Concrètement, il s’agit, de freiner la dégradation des terres, de promouvoir l’adoption de pratiques de restauration des paysages et des écosystèmes déstabilisés, afin de garantir une base solide pour une agriculture durable, inclusive et protectrice de l’environnement.

Ce nouveau projet s’inscrit pleinement dans les objectifs de la feuille de route gouvernementale 2020‑2025, en lien avec les ambitions de transformation agricole du pays et la volonté de renforcer la résilience des territoires face aux crises climatiques. Il vient également appuyer les engagements du Togo en matière de développement durable, de lutte contre la désertification, et de gestion intégrée des ressources naturelles.
Notons qu’au Togo, 23.490 hectares de terres se dégradent par an. Face aux chiffres qui sont inquiétants, le ministre de l’environnement et des ressources forestières, a insisté sur la nécessité d’un travail préparatoire de qualité, dans le but d’enrichir et de consolider la proposition du projet, qui sera soumise au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) pour financement.
Kodjovi