Les coupures de courant observées dans le Grand Lomé ne sont pas liées à une facture impayée. C’est le message qu’a voulu faire passer le Directeur Général de la CEET, Ilagou Ayeva, invité du journal télévisé du 20 octobre 2026 sur la TVT.
Alors que les spéculations allaient bon train sur une prétendue dette de la Compagnie Energie Electrique du Togo, son DG a tenu à remettre les pendules à l’heure. La cause est technique et sous-régionale.
Il s’agit d’une opération de maintenance préventive du gazoduc qui transporte le gaz vers les centrales électriques. Une opération lourde mais nécessaire pour sécuriser l’infrastructure.
Prévue à l’origine pour la période de juin-juillet, jugée plus favorable car la demande est moins forte, cette maintenance a été décalée. En cause, selon M. Ayeva, des difficultés des prestataires à mobiliser le matériel à temps dans un contexte international tendu. Résultat, elle tombe en pleine période de canicule, où la consommation explose avec les climatiseurs et ventilateurs.
Pour ne pas plonger le pays dans le noir total, la solution de secours a été activée : faire tourner les centrales au fioul, au combustible liquide. Une option qui dépanne mais qui coûte beaucoup plus cher à la CEET et produit moins d’électricité que le gaz.
C’est d’ailleurs ce fonctionnement en mode dégradé qui explique pourquoi il est difficile de publier un calendrier précis de délestage. « La situation évolue d’heure en heure, c’est une crise sous-régionale », a reconnu le DG, assurant que ses équipes font au mieux pour répartir les coupures.
Le bout du tunnel est proche. Selon le patron de la CEET, les travaux sur le gazoduc devraient s’achever d’ici la fin du mois d’octobre, avec un suivi rapproché du gouvernement pour tenir les délais. D’ici là, il appelle à la compréhension des abonnés et assure que toutes les équipes sont mobilisées pour le retour à la normale.




