Le 21 avril 2026 à Lomé, l’AMU a changé d’ère. À l’Hôtel Sarakawa, le ministre de la Santé Jean-Marie TESSI, a lancé officiellement la plateforme digitale de l’Assurance Maladie Universelle et la nouvelle carte à puce de l’INAM qui remplace les anciens supports. A pris part à la cérémonie, Stanislas BABA ministre secrétaire général du gouvernement, représentant le Président du Conseil. Autorités politiques, administratives, religieuses et traditionnelles étaient présentes, aux côtés des DG de l’INAM et de la CNSS.

Pour Pilantè Tchilabalo, Directeur général de l’INAM, cette réforme a d’abord une portée sociale. Il salue « la vision des autorités et l’engagement des équipes techniques » qui ont porté le projet.

Ce qui change concrètement

Au centre du dispositif : une plateforme numérique intégrée. Présentée par le spécialiste Euloge Ekpé-Fera, elle repose sur deux piliers : le Système d’Identification de l’Assurance Maladie Universelle (SIAMU) et le Système d’Identification des Hôpitaux (SIH). Résultat : immatriculation en ligne des assurés, dossiers dématérialisés, suivi des prestations en temps réel. Moins de papier, moins d’attente, plus de traçabilité.

Deuxième brique : la carte AMU-INAM à puce. Elle remplace progressivement les anciens supports. Sécurisée, elle permet d’identifier un bénéficiaire en quelques secondes dans un centre de santé. Elle réduit les risques de fraude et fluidifie les échanges entre hôpitaux et INAM.

Cap sur l’inclusion

Instituée par la loi de 2021, l’AMU doit garantir un accès équitable aux soins. Avec cette digitalisation, le Togo pose les bases d’une couverture plus moderne et performante. Prochaine étape déjà évoquée : l’assurance maladie complémentaire.

En misant sur le digital, l’INAM rapproche la santé des populations et fait du numérique un levier de bien-être collectif. Le Togo rejoint ainsi les pays africains qui transforment en profondeur leur système de santé. Une réforme technique, mais d’abord humaine.

Share.
Exit mobile version