Depuis lundi le 26 octobre 2026 la capitale touristique du Togo est le centre névralgique de la réflexion africaine sur l’économie circulaire. Plus de 300 participants prennent part au Forum Territoires d’Afrique « Zéro Déchet », une plateforme d’échanges et de plaidoyer pour accélérer la transition écologique sur le continent.
Organisée à l’initiative du Chapitre Afrique de l’Initiative Zéro Déchet, avec le soutien du gouvernement togolais, la rencontre a été officiellement lancée par le ministre de l’Environnement, le Professeur Dodzi Komla Kokoroko. Dans son allocution, il a rappelé que la question des déchets est devenue un défi majeur pour les villes africaines, appelant à des réponses innovantes et territorialisées.
300 acteurs, un même objectif
Elus locaux africains, parlementaires, autorités traditionnelles, chercheurs, jeunes leaders, entreprises du recyclage, partenaires techniques et financiers et acteurs de la société civile : la diversité des participants traduit l’ampleur du défi.
Tous partagent un constat : le modèle actuel de production et de consommation, linéaire et polluant, a atteint ses limites. Il faut basculer vers un modèle circulaire où chaque déchet devient une ressource.
Les travaux portent sur quatre axes : la réduction à la source, le réemploi, le tri et le recyclage, et la valorisation énergétique et organique. Des solutions qui peuvent non seulement assainir le cadre de vie, mais aussi créer des milliers d’emplois verts pour la jeunesse.
Le Togo montre la voie
En accueillant ce forum, le Togo confirme son engagement environnemental. Le pays, déjà engagé dans plusieurs initiatives de gestion durable des déchets dans le Grand Lomé et à l’intérieur du pays, veut partager son expérience tout en apprenant des autres territoires.
Le forum vise aussi à renforcer la coopération décentralisée. Les communes africaines sont en première ligne face à la crise des déchets. Leur donner les moyens d’agir, de coopérer et d’innover est une condition essentielle pour réussir.
A l’approche de la COP31 à Antalya, le message de Kpalimé est clair : l’Afrique ne veut pas subir la transition, elle veut la conduire, en partant de ses territoires.
Une ambition résumée en une phrase, devenue le fil conducteur du forum : la République n’avance que si ses collectivités avancent.




