Après la formation du premier gouvernement de la Vè République il y a quelques semaines, le Président du Conseil Faure Essozimna s’est présenté ce mardi 02 décembre 2025 devant les honorables députés et sénateurs réunis en Congrès. À travers la présentation de son discours sur l’état de la nation, plusieurs annonces fortes sont à retenir. L’une d’entres elles, est la grâce présidentielle pour les détenus purgeant une longue détention, c-a-d , ceux qui ont commis des délits mineurs ou les détenus âgés, en fin de peine ou gravement malades.
Dans sa conviction le Président du Conseil a fait savoir qu’il n’y a pas de République forte sans justice. Raison pour laquelle le gouvernement ne cesse de poursuivre la modernisation du système judiciaire. Car moderniser la justice, selon lui, c’est garantir à chaque citoyen un accès plus simple, une réponse plus rapide, une institution plus fiable.
Ce qui lui amène à dire, qu’ils vont renforcer les capacités humaines et institutionnelles de leurs juridictions dans le but d’exercer pleinement leur mission. Pour lui, une justice qui fonctionne, c’est une justice qui inspire confiance aux justiciables, qui protège les droits, qui assure la prévisibilité des décisions. « C’est aussi une justice qui crée les conditions d’une sécurité juridique solide » a-t-il notifié.
Etant donné qu’elle est indispensable à l’investissement, à l’entreprenariat et au développement économique de leur pays, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a instui le ministre de la Justice à lui soumettre des mesures de grâce élaborées sur la base des principes d’équité et de justice concernant les dossiers des détenus purgeant une longue détention, de ceux qui ont commis des délits mineurs ou des détenus âgés, en fait de peine ou gravement malades.
« Mais je veux être clair, il ne s’agit en aucun cas de laxisme. Les réformes que nous conduisons ne concernent ni les crimes de sang, ni les atteintes graves à l’intégrité physique ou à la vie » a laissé entendre le Président du Conseil.
Cette décision du Président du Conseil a été prise pour des raisons d’humanité, mais aussi du respect de leurs engagements internationaux. Pour lui, leurs établissements pénitentiaires doivent préserver la dignité humaine afin de permettre la réinsertion sociale des personnes qui recouvreront leur liberté.
« Une société forte ne se construit ni dans la faiblesse ni dans la vengeance. ne se construit ni dans la faiblesse ni dans la vengeance. Elle se construit dans l’équilibre entre justice, humanité et responsabilité » a martelé le Président du Conseil.
Au demeurant, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a signifié que cette modernisation s’accompagnera d’une lutte continue contre la corruption, d’une transparence accrue et d’un effort déterminé pour que chaque Togolais ait accès aux droits, quel que soit son lieu de résidence ou sa condition sociale. Vivement que le ministre de la justice et ses services fassent diligence pour que les détenus concernés puissent passer les fêtes de fin d’année dans leurs familles respectives



