Le gouvernement met fin aux reports. La Gouverneure du District Autonome du Grand Lomé, Zouréhatou KASSAH-TRAORÉ, l’a clairement signifié le vendredi lors d’un point de presse au siège du District. Accompagnée du Maire de Golfe 1 Koamy GBLOEKPO GOMADO et du Préfet de Golfe Kossivi AGBODAN, elle a annoncé que le 1er septembre 2026 est désormais la date butoir pour la libération des espaces publics occupés sur le littoral du Grand-Lomé et des Communes du Littoral de la Préfecture des Lacs.
Le sujet central de cette sortie médiatique reste l’occupation anarchique du domaine public, notamment par des bars et autres installations installées en bord de mer. Pour la Gouverneure, il s’agit d’un patrimoine collectif qui ne peut être privatisé en dehors des règles établies par la loi. Elle a insisté sur le fait que protéger ce domaine est une obligation juridique, mais aussi environnementale, économique et sécuritaire.
Depuis juin 2025, l’Etat a engagé des discussions avec les occupants. Un premier délai avait été accordé pour permettre un départ volontaire. Ensuite, une date de libération avait été fixée à fin février 2026. Par souci de dialogue, ce délai a été prolongé deux fois, d’abord jusqu’au 31 mars 2026, puis jusqu’au 30 juin 2026, en accord avec le ministère de l’administration territoriale.
Arrivé au 30 juin, le constat est resté le même : les engagements n’ont pas été respectés. Le 1er juillet, l’Association des Tenanciers de Bars et autres installations concernées a même proposé un nouveau retrait échelonné jusqu’au 4 janvier 2027. Une proposition que les autorités n’ont pas pu accepter, car elle reviendrait à tolérer indéfiniment une situation illégale.
Face à ce blocage, l’Etat tranche. Un ultime délai de trois semaines est accordé. Les concernés ont jusqu’au 1er septembre 2026 pour démonter eux-mêmes leurs installations et quitter les lieux. Après cette échéance, l’administration passera à l’enlèvement forcé de toutes les constructions sans titre ou dont le titre est expiré, en application des textes en vigueur.
La Gouverneure a tenu à dissiper tout malentendu. Cette opération ne cible personne en particulier. Elle vise à faire respecter la loi, à protéger le littoral contre l’érosion et les autres dégradations, à sécuriser les populations et à organiser une meilleure utilisation de l’espace public.
Le pilotage de l’opération sera assuré par un comité ad hoc placé sous la coordination du ministère de l’administration territoriale. Y participent également les ministères de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de la sécurité, de la justice, de l’économie maritime, les collectivités locales et les services techniques.
L’objectif de cette rencontre avec les médias était de donner toutes les explications nécessaires sur les raisons de cette décision, d’en présenter les modalités et de répondre aux interrogations avec transparence.




