La visite officielle du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en République populaire de Chine s’ouvre sur une avancée concrète pour le développement local. En marge de son séjour, la région de la Kara et la province chinoise du Shaanxi ont signé un mémorandum d’entente qui fait entrer la coopération sino-togolaise dans une nouvelle ère qui est celle des territoires.
Jusqu’ici portée essentiellement par les capitales, Lomé et Pékin, la relation bilatérale s’ancre désormais directement auprès des populations. Ce rapprochement entre le Shaanxi, province phare en hautes technologies et en agritech, et la Kara traduit la volonté des deux Hommes d’État de faire descendre les retombées du partenariat stratégique global au niveau local.
L’accord vise à consolider la coopération décentralisée et à favoriser un développement mutuel autour de cinq axes prioritaires :
1. L’énergie : développement de solutions renouvelables adaptées aux besoins locaux ;
2. L’agriculture : modernisation des pratiques et transfert de technologies ;
3. La protection de l’environnement : programmes de reforestation et gestion écologique ;
4. La gestion de l’eau : amélioration de l’accès à l’eau potable et systèmes d’irrigation ;
5. Les ressources naturelles : exploitation durable et valorisation locale.
Au-delà des principes, le mémorandum fixe un cadre d’action concret axé sur la durabilité, la modernisation des infrastructures et la valorisation des ressources.
Pour la Kara, c’est un levier majeur. La région va bénéficier de l’expertise reconnue du Shaanxi, notamment dans les technologies d’irrigation, l’énergie solaire et la recherche agricole développée à Yangling, la capitale chinoise de l’agritech.
Ce partenariat montre que la coopération entre le Togo et la Chine ne se limite plus aux grands projets d’État à État. Elle s’enracine désormais au cœur des collectivités, là où se jouent l’emploi, la production agricole et l’amélioration du cadre de vie.

