Depuis le 24 novembre dernier, l’Assemblée nationale a démarré l’étude en commission du projet de loi de finances, exercice 2026. Ce budget, s’équilibre en ressources et en dépenses à 2 740,5 milliards de francs CFA, soit une hausse de 14,4 % par rapport au budget 2025. Dans la dynamique de faire comprendre les grandes lignes du budget 2026 à la population togolaise, l’honorable Mawussi Djossou SEMODJI, président de la commission des finances et du développement économique de l’Assemblée nationale à travers une interview réalisée par le site internet lanouvellerepublique.net, est revenu sur ce sujet déterminant qui reste une priorité pour le développement économique et social du Togo. Il a profité de l’occasion pour détailler les priorités du gouvernement qui sont les secteurs sociaux et les infrastructures. Également il a mis en exergue les mécanismes de suivi et d’exécution de ce budget qui pour sa part, permettront de répondre aux besoins des populations, avec une attention particulière aux plus vulnérables. Aussi il n’a pas perdu de l’implication du Sénat qui est la seconde chambre parlement dans l’étude de ce projet de loi exercice 2026.
Comparé au budget de l’année dernière que peut-on retenir du budget 2026 ?
Hon. Mawussi Djossou Semodji : C’est un travail minutieux qui va être fait. Le premier signal que nous avons quand même, c’est que le budget est adopté en Conseil des ministres en croissance de quatorze pour cent. Comme Son Excellence, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale l’a dit, le Togo montre une ferme résilience malgré les chocs, parce que nous avons pu atteindre trois pour cent du PIB pour le solde budgétaire cette année et nous attendons faire la même chose en 2026. C’est vraiment un signal très important pour ce budget-là. Il a parlé aussi du taux d’inflation. Vous savez, après Covid, on avait des taux d’inflation à deux chiffres hein autour de nous et ces taux d’inflation dans la CEDEAO sont toujours à deux chiffres. Mais chez nous, nous avons pu maintenir le taux d’inflation au niveau de la norme communautaire de deux mois. C’est vraiment des signaux très, très positifs qui montrent que le gouvernail est bien tenu.
Quels sont les secteurs prioritaires au gouvernement togolais pour cette année 2026 ?
Hon. Mawussi Djossou Semodji : Les secteurs prioritaires ont été annoncés. Il a dit que plus de quarante-huit pour cent du budget est consacré aux secteurs sociaux. C’est important. Les secteurs sociaux, vous les connaissez : l’éducation, la santé. Il faut faire un clin d’œil à l’assurance maladie universelle qui a une place importante dans ces secteurs sociaux, l’accès à l’eau, mais aussi pour les infrastructures, pour les investissements liés à la croissance. Parce que quand on n’a pas de richesse, qu’on ne peut pas le partager. Vous savez que la caractéristique la plus importante de nos budgets ces dernières années, c’est l’inclusion.
Peut-t-on dire que ce budget répond aux besoins des populations ?
Hon. Mawussi Djossou Semodji : Le travail que fait le président du Conseil, c’est un travail de fond qui permet d’insuffler une certaine base solide à l’économie pour permettre de répondre aux besoins des populations, surtout les plus vulnérables.
Quels mécanismes seront mis en place pour assurer une bonne exécution du budget ?
Hon. Mawussi Djossou Semodji : L’Assemblée nationale a les prérogatives de suivre l’exécution du budget parce que la loi oblige le gouvernement à soumettre à l’Assemblée nationale l’exécution trimestrielle. Ça, c’est la première chose. Mais l’Assemblée nationale a aussi les prérogatives d’aller sur le terrain pour suivre ce qu’elle a adopté. Mais je voudrais quand même dire, par rapport au caractère particulier de l’étude de ce budget, que cette année, le Sénat va intervenir dans l’étude du budget.
Source: lanouvellerepublique.net

