Attendu les 23 et 24 avril, Jean-Noël Barrot effectue son premier voyage au Togo comme ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Sécurité, coopération, Sahel : Paris vient parler à un Lomé qui assume sa souveraineté et multiplie ses partenaires. Un test grandeur nature pour la nouvelle relation franco-togolaise.

La France revient à Lomé, mais le décor a changé. Les 23 et 24 avril 2026, Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, pose ses valises au Togo pour sa première visite officielle. Au cœur des échanges entre Lomé et Paris figurent plusieurs dossiers majeurs, allant de la coopération bilatérale aux questions sécuritaires, en passant par les dynamiques régionales.

Ce déplacement s’inscrit dans une volonté de bâtir des relations internationales basées sur le respect des priorités nationales et la recherche de bénéfices mutuels. Au même moment il survient après une visite discrète du ministre russe de la défense, Andreï Belousov. Notons que dans un Sahel sous tension et une Afrique de l’Ouest disputée, le Togo ne cesse d’attirer.

Lomé défend une diplomatie d’équilibre. Finie l’époque des blocs. Le Togo revendique le droit de bâtir ses partenariats selon ses priorités : bénéfices mutuels, respect des choix nationaux. Cette posture fait du pays un carrefour. Alors que le multilatéralisme craque, Lomé construit des ponts. Dialogue ouvert avec le Sahel, médiation sous la bannière Union africaine.C’est dire aujourd’hui que le Togo s’installe comme facilitateur.

Paris l’a compris. La venue de Barrot, quelques jours après une réunion de haut niveau à Lomé sur la stratégie sahélienne du Togo, n’est pas anodine. La France cherche à se repositionner dans une région où son influence recule. Pour ça, il lui faut des relais crédibles. Et Lomé en est un.

Cette visite n’est donc pas un simple tête-à-tête franco-togolais. C’est un double signal. Côté français : volonté de consolider ses liens avec un partenaire stable dans une zone volatile. Côté togolais.il sagit d’une confirmation d’une doctrine. Reconnaissons que « le Togo ne choisit pas ses partenaires. Il choisit le dialogue, la souveraineté et l’équilibre. »

 

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