Le Secrétariat exécutif du Comité de concertation entre l’État et le secteur privé (SECCESP) a organisé le jeudi 11 décembre 2025, une journée d’échange et de concertation entre le secteur public et privé. Initiée en partenariat avec la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions assimilées (HAPLUCIA), cette rencontre a été présidée par Essowè Georges Barcola, Ministre des Finances et du Budget, en présence de Kimelabalou Aba, président de la HAPLUCIA, ainsi que des représentants de l’AGET et du patronat togolais. Etaient de la partie, les représentants d’institutions publiques engagées dans la gouvernance éthique, ainsi que les acteurs majeurs du secteur privé.
L’objectif de cette rencontre, c’est d’arriver à renforcer la coopération entre le secteur public et privé dans le but de consolider les acquis nationaux en matière de gouvernance. D’où le thème: « Secteur public et privé, ensemble pour relever le défi de la lutte contre la corruption au Togo ».
À travers des communications et panel thématique, les participants ont été entretenu sur la compréhension approfondie des impacts de la corruption sur l’économie nationale et sur la gouvernance.
En saluant l’initiative, Kimelabalou Aba, Président de la HAPLUCIA, a tout d’abord remercié le Ministre des Finances et du Budget d’avoir organiser, en collaboration avec la HAPLUCIA, cette rencontre d’échanges sur la problématique de la lutte contre la corruption dans le secteur public et privé. Cette démarche selon lui, démontre combien l’État togolais s’investi à mobiliser toutes les parties prenantes autour de la lutte contre la corruption, un véritable problème qui gangrène leur société.
Le Ministre Essowè Georges Barcola a de son côté, rappelé que la corruption n’est pas seulement une faute morale, mais un frein majeur au développement :« La corruption détruit la confiance, qui demeure le moteur de tout investissement », a-t-il déclaré.

Comme arme moderne contre la corruption, le numérique reste l’outil éssentiel de cette rencontre. Car chacun des acteurs a fait comprendre qu’avec la digitalisation croissante des procédures publiques douaniers, impôts, port, services administratifs et des projets comme le PANT, le Togo renforcera son arsenal qui le permettra de limiter les contacts directs, de réduire les pratiques frauduleuses et d’améliorer la traçabilité des opérations.
Les travaux ont permis de dégager plusieurs recommandations à savoir l’adoption renforcée des codes d’éthique dans l’administration, le programmes anticorruption dans les entreprises, mécanismes sécurisés de dénonciation, l’implication régulière du secteur privé dans les réformes, et surtout la mise en place d’un dialogue permanent entre les deux parties.
Au demeurant, les travaux de cet atelier ont amené chacun des acteurs à mieux comprendre que la lutte contre la corruption est une responsabilité partagée. Et qu’il leur revient de bâtir ensemble un Togo où l’intégrité, la transparence et la bonne gouvernance ne sont pas des ambitions, mais plutôt des réalités quotidiennes. Un engagement essentiel qu’ils doivent prendre pour renforcer davantage la stabilité économique, restaurer la confiance et accélérer l’émergence du pays.