Des années durant , Me Afangbedji s’est battu aux côtés de l’opposition traditionnelle. Très engagé, l’avocat s’est donné corps et âme à la cause de cette classe politique. Il aurait fallu plusieurs années pour que l’opposant qu’il était se rende compte que le fleuve dans lequel il se baignait comportait des crocodiles, des reptiles de toute sorte et de toute nature.
Ce fut une grande déception pour l’homme qui croyait encore à une forme de sincérité dans le rang de ses compagnons d’antan. Dans la vie comme dans le monde politique, quand on ne sait où on va on doit savoir du moins d’où on vient et en celà Afangbedji n’en n’était pas ignorant.
Le digne fils de Vo savait d’où il venait et ne pouvait plus se laisser divertir par ses amis d’antan. Des années ont coulé puis avec élévation et discernement il est parvenu à comprendre le Togo et sa politique.
Aujourd’hui, militant très engagé pour le parti UNIR, l’avocat sait orienter les Togolaises et Togolais sur l’essentiel qui concerne et engage le Togo. Qu’on le critique ou qu’on vienne lui remonter ses prises de position d’il y a près de 13 ans n’a de raison.
En politique tout être humain est appelé à évoluer pourvu que la raison domine les contrastes. Me Afangbedji est un avocat perspicace et très raisonnable. Ce fut un homme de parole et très spécial.
Quand c’est bon il sait apprécier mais aussi quand c’est mauvais, c’est sans état d’âme qu’il sait aussi le dire avec justesse.
On ne doit quand même pas obliger les citoyens à demeurer statique dans leur position surtout quand celles-ci ne leur apporte aucune réponse évolutive.
Me Afangbedji est Togolais comme tout autre et a le droit de se positionner dans n’importe quelle mouvance pourvu que celle-ci adhère à ses aspirations profondes. Même en France l’histoire de Bernard Kouchner avec Sarkozy et au Togo avec feu Aïdam explique en long les grandes divergences en matière politique.
Me Afangbedji n’est et ne sera pas là première ni la dernière personne à quitter un terrain hostile à ses visions politiques. Au demeurant on peut conclure sans se tromper qu’en politique, il faut savoir avoir raison gardée orienter ses visions.
La Rédaction



