La France a salué la médiation togolaise pour la paix en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs, à l’occasion d’une réunion de haut niveau organisée à Lomé le 17 janvier 2026. Cette rencontre a rassemblé des acteurs régionaux et des partenaires internationaux pour soutenir le processus de paix en RDC.

La France a réaffirmé son soutien à Faure Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise, médiateur de l’Union africaine pour la résolution du conflit dans l’Est de la RDC. Selon Paris, cette rencontre « contribue aux efforts collectifs en vue d’un règlement politique de la crise des Grands Lacs », en s’inscrivant dans la continuité des processus de Luanda et de Nairobi, déjà soutenus par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.

L’objectif principal reste la désescalade dans l’Est congolais, après l’offensive du M23 avec l’appui des forces rwandaises de défense. La France insiste sur la nécessité d’une « cessation effective, durable et vérifiable des hostilités » et le retrait des forces étrangères, conformément aux accords de Washington et à l’accord-cadre de Doha du 15 novembre, qualifiés d' »horizon politique commun ».

La rencontre a également permis de faire le point sur les engagements financiers annoncés lors de la conférence de Paris du 30 octobre 2025, co-présidée par la France et le Togo. Sur les 1,5 milliard d’euros promis par 70 États et organisations internationales, « la totalité des financements humanitaires d’urgence, soit 850 millions d’euros, ont d’ores et déjà été effectivement décaissés ». Ces fonds visent à répondre aux besoins essentiels des populations, notamment dans les zones touchées par les violences et les déplacements.

La France encourage les États n’ayant pas encore procédé aux décaissements à le faire rapidement et plaide pour la levée de toutes les entraves humanitaires, y compris la réouverture de l’aéroport de Goma pour des vols humanitaires. Paris réaffirme la nécessité d’un dialogue national en RDC, en continuité avec les consultations menées par les Églises congolaises, comme gage de « concorde politique et d’unité nationale ». La réunion de Lomé confirme l’engagement régional et international à travailler de concert pour une paix durable et la protection des civils dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

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