Bien avant son déplacement sur Moscou, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé était à Paris où il a eu à co-présider à le Sommet sur les Grands Lacs, organisé conjointement par la France et le Togo. Très attaché à la notion de sécurité et de paix dans le monde, il poursuit une autre mission discrète mais stratégique à Moscou dont l’objectif est de sécuriser la région du sahel.
Le Togo se positionne aujourd’hui comme un acteur central des efforts de paix sur le continent. À Paris comme à Moscou, le Togo agit pour la stabilité régionale, le dialogue entre États africains et partenaires internationaux et la promotion d’une voix africaine forte, indépendante et constructive.
Un déplacement qui n’a rien d’anodin
Dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la polarisation accrue entre blocs occidentaux et orientaux, le déplacement du Président du Conseil de la République du Togo à Moscou pourrait prêter à interprétation. Pourtant, loin d’un alignement ou d’un geste symbolique, ce voyage s’inscrit dans une stratégie plus large : celle d’une diplomatie d’équilibre, fidèle à la tradition togolaise.
Un mandat africain, au-delà de l’UA
Contrairemen à sa mission officielle de médiateur de l’Union Africaine, le Président du Conseil agit ici avec un mandat plus informel : porter la voix de plusieurs chefs d’État africains, qui voient en lui un relais crédible auprès de diverses puissances.
Il incarne, selon plusieurs sources diplomatiques : une diplomatie « sans tambours ni trompettes », mais fondée sur la confiance personnelle, la neutralité et la capacité à dialoguer avec toutes les parties. « L’Afrique ne cherche pas de blocs. Elle cherche des alliés pour sauver des vies », confie un proche du dossier. Une phrase qui en elle seule, résume la philosophie du déplacement.
La bataille du Sahel, enjeu mondial
Au cœur des discussions à Moscou, la sécurité dans le Sahel et le Golfe de Guinée, reste l’un des sujets capitaux, car pour le Togo, la menace terroriste n’est plus régionale elle est systémique : Les routes migratoires s’intensifient, les trafics illicites explosent et les mouvements terroristes cherchent des corridors vers les côtes.
« Le Sahel est la nouvelle frontière de la sécurité mondiale. Si nous perdons ici, tout le monde perdra », a rappelé le Président du Conseil. Et dans ce contexte, la Russie qu’on le veuille ou non, est un acteur incontournable avec lequel l’Afrique doit discuter, sans naïveté, mais sans fermeture.
Au demeurant avec ce double engagement diplomatique Faure Gnassingbé incarne une diplomatie de responsabilité, fondée sur la dignité nationale, la coopération équilibrée et le leadership africain dans les forums internationaux

