Le mardi 7 avril dernier, la première Chambre du Parlement a officiellement ouvert sa première session ordinaire de l’année, en application de l’article 12 alinéa 1er de la Constitution du 6 mai 2024. Un moment institutionnel majeur, présidé par Prof Komi Selom Klassou, Président de l’Assemblée nationale, devant un parterre de hautes personnalités à savoir : le Président du Sénat, les présidents d’institutions, les membres du gouvernement, le corps diplomatique, les organisations internationales et une importante délégation de présidents d’Assemblées et représentants de chambres du continent.
Dès l’ouverture, le décor a été planté par le Président de l’Assemblée nationale Prof. Komi Selom Klassou qui a fait comprendre que cette rentrée dépasse le simple exercice constitutionnel. Car il a estimé qu’il y a des moments où l’exercice des prérogatives constitutionnelles transcende le simple cadre institutionnel pour devenir un rendez-vous sacré avec le destin de la nation. Face aux députés, il a appelé à aborder la session avec une conscience de l’impératif qui leur anime, et qui leur amène a forgé par la force du débat et l’intelligibilité de la loi.

Le Président de l’Assemblée nationale a placé les travaux sous le signe de la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qu’il a cité : « Nous entrons dans une nouvelle ère politique et institutionnelle. C’est une révolution de l’esprit public, un changement de paradigme dans notre conception de l’exercice du pouvoir. Cela exige de la méthode, de la clarté et du courage. Désormais, le centre de gravité des décisions majeures se situe ici. La majorité parlementaire assume la responsabilité de l’action, tandis que l’opposition incarne celle de la vigilance et de la proposition. Ensemble, nous sommes les artisans du pacte démocratique qui doivent nous unir dans la conduite du changement ».
Saluant « cet homme d’État » dont l’action garantit la stabilité et le rayonnement du pays, Prof. Komi Selom Klassou a exhorté les parlementaires à dépasser les clivages partisans. « Nous sommes avant tout les représentants de la nation, et de ce fait, les gardiens d’une vision partagée, celle d’un Togo prospère qui protège ses enfants », a-t-il rappelé, et en insistant sur le patriotisme et l’engagement exigés par la fonction.
Bilan et perspectives ont ensuite rythmé le discours. Sept projets de loi ont été adoptés lors de la session extraordinaire précédente. Les consultations menées dans les circonscriptions ont été saluées comme un signe fort du lien renforcé entre élus et populations. Pour cette première session ordinaire, le programme est chargé : treize projets de loi sont à l’examen, touchant à l’innovation, la protection de l’environnement, la valorisation du patrimoine culturel et l’intégration économique régionale. Le Président de l’Assemblée a exigé rigueur et débat constructif pour répondre aux attentes des citoyens.
La diplomatie parlementaire a également occupé une place centrale. « Elle n’est plus une option. Elle constitue un bouclier », a affirmé Komi Selom Klassou, alors que la cérémonie a été marquée par les messages de solidarité des Assemblées sœurs présentes. Les délégations ont réaffirmé leur amitié et leur volonté de renforcer la coopération interparlementaire avec le Togo. Le Président de l’Assemblée nationale a salué la qualité des relations entre institutions parlementaires africaines et réaffirmé l’engagement du Togo pour la consolidation de la démocratie, de la paix et du développement.
L’allocution s’est achevée sur une note d’espérance et un appel à la mobilisation. Prof. Komi Selom Klassou a invité ses collègues à la rigueur et au dévouement, et les Togolais à une participation active aux célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance. « Que Dieu bénisse le Togo et bénisse toutes les nations ici réunies ainsi que toutes les autres nations du monde », a-t-il conclu.