Depuis le 29 septembre dernier, se déroule à Kuala Lumpur en Malaisie, l’Assemblée Générale des 354 organismes de sécurité sociale membres de l’Association Internationale de la Sécurité Sociale (AISS). Invité à ses travaux qui vont prendre fin le 3 octobre 2025, le Togo représenté par le directeur général de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM), Justin Tchilabalo PILANTE, a valablement partagé l’expérience de son pays avec les organismes de sécurité sociale des autres pays.
Dans son intervention, le représentant du Togo a rappelé que l’universalisation de la couverture sociale constitue « l’un des plus grands challenges pour la zone Afrique. Raison pour laquelle il a fait savoir que l’universalisation de cette couverture est marquée par son extension en termes de nombre de personnes qui accèdent à la sécurité sociale et en termes de risque ouvert.
C’est ce qui lui amène vers l’approche graduelle où il a notifié qu’il ne s’agit pas de dire que tout le monde est couvert en même temps, mais sont plutôt intégrés catégorie par catégorie, en commençant par celles les plus faciles, les plus identifiables, vers les catégories les plus complexes.
Le Directeur général de l’INAM à travers son explication, a su mettre en lumière le chemin parcouru par le Togo. C’est un chemin qui selon lui, a permis au pays de bâtir son système de sécurité sociale qui est basé sur la vieillesse, la retraite, le décès, l’invalidité, le chômage, la maternité et la famille.
Sur cette base, le Togo à travers son cheminement a permis aux agents du public d’être couvert en 2011. Mais après une première phase bien réussie avec l’INAM, une autre loi historique sur l’universalisation de la couverture maladie a été adoptée en 2020 – 2021, ouvrant la voie à l’inclusion de tous les travailleurs, y compris ceux du secteur privé, et des populations vulnérables.
Ce fut une vision du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé qui a ouvert le champs aux élèves grâce à School AMU. Avec ce dispositif, Tout élève régulièrement inscrit dans un établissement public sur l’ensemble du territoire national, lorsqu’il est malade, accède facilement aux soins de santé sans coût financier.
Pour PILANTE cette vision portée par Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil place la santé publique et la protection sociale au cœur du développement humain durable. C’est une vision qui s’appuie sur deux piliers complémentaires à savoir : un pilier contributif couvrant les agents publics et les salariés du secteur privé et un pilier d’assistance destiné aux populations vulnérables.
Grâce à cette approche progressive, plus de 4 400 000 soit 2,4 pour le contributif (2 CNSS, 4 INAM) et 2 millions pour School AMU, bénéficient déjà d’une protection santé, illustrant ainsi la détermination du pays à avancer vers l’universalité.
Ce qui amène le directeur général de l’INAM a lancé un appel aux acteurs africains à mutualiser leurs expériences ainsi que leurs innovations pour surmonter ensemble les défis communs au vontinent noir dans le domaine de la santé.
Elom

