Le 22 février 2020, les Togolais à plus de 70 % renouvelaient leur confiance à Faure Gnassingbé pour présider à la destinée du Togo pour les 5 prochaines années. Malgré le covid 19 qui perturbe la quiétude au plan mondial, toutes les étapes du processus électoral ont pu se réaliser suivant les normes requises par la démocratie. La cour constitutionnelle avait pour sa part donné la latitude au nouvel élu de choisir dans une fourchette de temps la date pour prêter serment. Dans cette logique, le Président Faure Gnassingbe a choisi le dimanche 3 mai pour la tenue de cet événement à haute portée constitutionnelle et déterminant pour boucler tout le processus électoral qui avait été jugé transparent par l’ensemble des missions d’observations accréditées dans notre pays lors de ce scrutin.


Logiquement et selon la constitution, la prestation de serment du Président élu doit ouvrir la porte à la démission du Premier ministre et l’ensemble de son gouvernement et donner lieu à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.

Cet exercice, malgré l’expérience déjà acquise reste toujours une équation difficile pour le Premier de tous les Togolais. Il faut des semaines, voir des mois pour pouvoir nommer un Premier ministre. Ce qui est bien curieux, c’est l’attente qui exaspère dans la remise de la démission de l’actuel PM et de l’ensemble de son gouvernement. Une fois le nouveau chef du gouvernement nommé, il faudra encore et encore attendre des semaines pour coopter ceux et celles qui doivent constituer l’équipe gouvernementale.

Souvent, ces attentes qui, parfois font murmurer les électeurs finissent par surprendre. On prend les mêmes et on recommence. On crée des suspenses artificiels aux yeux des populations, mais au final aucun changement en profondeur ne s’observe au point où certains sont en droit de se demander avec ironie tout ça, pour ça. Quand bien même l’élection s’est tenue depuis février et le candidat sur qui l’écrasante majorité du peuple a porté son choix connu de tous, on s’attendait à voir les choses aller au plus vite du moment où le Président réélu a eu près de 3 mois avant de prêter serment. Beaucoup estiment qu’il a eu suffisamment de temps pour penser à qui mettre à la tête du gouvernement et qui retenir pour former son gouvernement. Mais, depuis le 3 Mai rien ne bouge. Le temps semble s’être arrêté sur le pays. Le Premier ministre n’a pas démissionné, Selom Klassou joue à la prolongation.

Ça murmure partout qu’il sera reconduit pour être récompensé une fois de plus pour sa loyauté et son engagement. Si tel est le cas, pourquoi encore continuer par garder le suspense au moment où le candidat autoproclamé et la dynamique Kpodzro continue d’intoxiquer l’opinion avec des sorties intempestives ?

Le développement rime aussi avec le temps et on n’y parvient pas en traînant. Même pour les portefeuilles ministériels, il est impérieux qu’on aille vite dès lors que tout le monde s’accorde à croire qu’il n’y aura pas grand changement. Dans tous les cas, les Togolais sont habitués et ne seront aucunement pas surpris qu’on reparte avec les mêmes. Comme son programme le laissait croire, le mandat actuel est quoi qu’on dise celui du développement avec surtout le Plan National de développement(PND).

Le développement rime aussi avec le temps et on n’y parvient pas en traînant. UNIR a gagné à la dernière présidentielle et comme dans toute démocratie doit pouvoir assumer. Personne ne viendra forcer la main au parti vainqueur de faire forcément avec des gens qui n’ont aucune envie de participer à la construction de leur pays. Vivement que les choses aillent plus vite pour le bonheur des Togolais qui vivent dans l’espoir d’un mieux à eux promis pendant la campagne.

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