L’Aïd-El Kebir, encore appelé Tabaski, sera célébrée demain mardi 20 juillet. C’est la fête du sacrifice chez les musulmans que monde entier. Elle est habituellement marquée par l’immolation de bêtes, surtout de bélier, et précédée de grandes prières dans des quartiers. Comme l’année passée, il n’y aura pas de grandes effervescences autour de la célébration pour cause de Covid-19.
Les musulmans sont appelés à fêter dans le respect des gestes barrières afin de limiter les contaminations au virus.
Le gouvernement et l’UMT, le même appel
Dans une note publiée la semaine dernière, l’Union des Musulmans du Togo (UMT) a confirmé la date 20 juillet comme jour de fête et appelé l’ensemble des musulmans à respecter les gestes barrières lors de la grande prière et aussi lors des réjouissances. Pour sa part, le gouvernement, face à la recrudescence des cas de contamination au coronavirus, due notamment aux nouveaux variants, a appelé la communauté musulmane et la population entière, à respecter les dispositions sanitaires en vigueur.
« Les festivités, “les prières de l’Aïd-El Kebir se dérouleront sur toute l’étendue du territoire national aux lieux habituels et doivent regrouper et doivent regrouper un nombre réduit de fidèles en respectant les mesures barrières”, rappelle l’exécutif. Également, “la prière se déroulera de 9h à 9h30”, et, “en fin de prière, dispersion immédiate sans accolade ».
Par ailleurs, « les dernières mesures restrictives édictées par le Gouvernement restent en vigueur”. Quant aux prières ordinaires après la prière de circonstance de la Tabaski, “elles se poursuivront uniquement dans les mosquées autorisées à rouvrir ».
Tabaski et la vie chère
Si on peut imputer la perte d’effervescence de la fête au coronavirus, la vie chère est également une importante raison. Ce n’est en effet pas la grande ambiance dans les marchés de mouton comme ça a été toujours le cas à l’orée de cette grande fête des musulmans. Que ce soit dans les marchés de bêtes à Agoe ou à Gbonssimé, les commerçants ont relevé une grande baisse d’achat de béliers.
« Ce ne sont pas les béliers qui manquent, nous en avons sur le marché, mais à 24 h de la fête, on trouve à peine d’acheteurs. Certains viennent demander le prix et ne reviennent plus » a lâché Nouridine, commerçant de bête.
La raison, « est qu’il y a manque de moyens, il n’y a pas assez d’économie pour se permettre d’acheter les objets de fête comme avant » a expliqué M. Ali.
La Tabaski, bien qu’elle soit musulmane, est également un moment de partage entre les musulmans et le reste des populations.
Stan A.

