Fini le calvaire des gigas hors de prix. Depuis janvier 2018, les étudiants des universités publiques du Togo surfent gratuitement grâce au Wifi Campus : 100 heures de haut débit par mois, fibre optique à l’appui. Une révolution qui a changé les habitudes sur les campus.
En 2025, sur le campus de Lomé, c’était la chasse aux Mo. Connexion partagée, débit poussif, forfaits qui sautaient en pleine recherche. « Tu lançais un téléchargement, tu priais », se souvient Essowe, masterant en droit à l’UL. Coût élevé, instabilité, inégalités : le numérique était un vrai casse-tête.
Le basculement
En janvier 2018, l’État lance Wifi Campus pour déployer l’internet haut débit gratuit dans les universités publiques et les CHU de Lomé et Kara. À son démarrage, le projet cible 72 000 bénéficiaires : étudiants, enseignants et personnels administratifs.
Ce que ça a changé, concrètement
Cette initiative a transformé les usages. Bibliothèques numériques, cours à distance, visios avec des laboratoires étrangers : le réflexe Google Scholar a remplacé la file d’attente à la BU. L’étudiant gagne en autonomie. Il compare, vérifie, approfondit. Il n’attend plus le polycopié : il devient producteur de son savoir. Que tu viennes d’Agoè ou de Bè, d’une famille modeste ou non, la connexion est la même. Le savoir ne dépend plus du portefeuille des parents.
De la fibre et des mises à jour
Le réseau fonctionne sur la fibre optique et il évolue. Le Wifi Campus n’est pas figé : des mises à jour régulières accompagnent la transformation numérique des facultés. En complément, le projet Galilée équipe les volontaires : un ordinateur portable par étudiant, payable en tranches légères pour préserver le budget familial.
L’inclusion comme vrai gain
Le Wifi Campus n’est pas qu’un câble. C’est un ascenseur social. Il réduit l’écart entre l’étudiant de ville et celui de la périphérie, entre l’UL et l’UK, entre celui qui peut et celui qui ne peut pas. 100 heures par mois, ce sont 100 heures de chances égales.
Sept ans après, la révolution est devenue un réflexe. Dans les amphis, plus personne ne lève la main pour demander : « Monsieur, vous avez la connexion ? » Elle est là. Gratuite. Pour tous.




