L’Association des femmes chefs d’entreprises du Togo souffle ses 25 bougies. Née en 2001 de la volonté de femmes qui croient à la force du collectif, l’AFCET a transformé l’essai : un quart de siècle à briser les plafonds de verre, à sortir l’entrepreneuriat féminin de l’ombre et à peser dans l’économie. Les festivités ont démarré vendredi 12 juin avec une conférence de presse à l’Hôtel Sarakawa. L’occasion de faire le bilan, mais surtout de regarder devant.
Pour Annie Gonçalves Gbadoe, Présidente de l’AFCET, ces 25 ans riment avec actions concrètes. « On a renforcé notre visibilité, attiré de nouvelles adhérentes, créé des opportunités », rappelle-t-elle. Au compteur : des ateliers pour muscler la gestion et la comptabilité des entreprises, et même l’établissement de cartes d’identité pour des femmes qui n’en avaient pas. « Ce n’est pas grand-chose, c’est une goutte dans l’océan. Mais on se bat chaque jour pour sortir les femmes de l’isolement », insiste-t-elle.

Cap sur la formalisation et le numérique
L’anniversaire ne sera pas qu’une fête. L’AFCET veut en faire un laboratoire d’idées. Les défis sont posés : digitalisation, innovation, accès aux marchés, financement, compétitivité, transition écologique. Avec une ambition claire affichée par la Présidente : « Nous voulons formaliser les entreprises des femmes. Sortir de l’informel, c’est gagner en visibilité et en opportunités ». Autre chantier : implanter l’AFCET dans chaque région pour un vrai ancrage territorial.
Deux rendez-vous pour marquer le coup
Le programme est déjà calé. Mardi 16 juin, place à la réflexion avec une conférence-débat à l’Hôtel Sarakawa sur « Les entreprises féminines à l’ère du numérique et du digital ». Samedi 20 juin, même lieu, soirée de gala pour rendre hommage aux pionnières, anciennes Présidentes, membres, partenaires et institutions qui ont porté l’association.

25 ans d’impact
En 25 ans, l’AFCET s’est imposée comme la voix des patronnes togolaises. Défense des intérêts auprès des pouvoirs publics, plaidoyer pour un environnement favorable, formations pour booster la compétitivité, facilitation de l’accès au financement : l’association a coché toutes les cases. Elle a surtout fait une chose : prouver que l’union et la solidarité sont des armes redoutables pour faire bouger les lignes du monde des affaires.

