Le gouvernement met 55 milliards de francs CFA sur la table en 2026 pour bitumer et réhabiliter 106 kilomètres de routes dans trois régions. L’objectif est clair : désenclaver, fluidifier les échanges et donner un coup d’accélérateur à l’activité locale.
La région Centrale concentre l’essentiel de l’investissement avec 83 kilomètres pour 41,5 milliards de francs CFA. C’est une zone agricole et commerciale majeure. Des routes en meilleur état réduisent le temps de transport des produits vers les marchés, limitent les pertes post-récolte et abaissent les coûts pour les transporteurs. Résultat attendu : des marges meilleures pour les producteurs et des prix plus stables pour les consommateurs.
Dans la Kara, 20 kilomètres seront traités pour 10 milliards de francs CFA. La région joue un rôle de carrefour vers le nord du pays et les pays voisins. Réhabiliter ces axes facilite l’approvisionnement des marchés locaux, attire les opérateurs logistiques et renforce l’attractivité pour les investissements privés, notamment dans l’agroalimentaire et le commerce de détail.
Le Grand Lomé bénéficie de 3 kilomètres pour 3,3 milliards de francs CFA. Sur cette zone dense, chaque kilomètre gagné en fluidité a un effet immédiat sur la mobilité urbaine, le transport des marchandises et l’accès aux zones économiques.
L’impact économique se construit aussi sur la durée. Entre 2024 et 2025, le volume de routes réalisées est passé de 39 à 103 kilomètres, soit une hausse de 164 %. La région Centrale est passée de 10 à 56,9 kilomètres, la Kara de 15 à 45,2 kilomètres. Cette montée en charge montre un choix stratégique : concentrer les moyens là où ils débloquent le plus de potentiel économique.
Pour les populations, cela se traduit concrètement par un accès plus rapide aux marchés, une baisse des coûts logistiques, et une meilleure connexion aux services de santé et d’éducation. Pour les entreprises, des routes praticables toute l’année signifient moins de pannes, moins de délais, et plus de prévisibilité.
En ciblant ces régions, l’État vise à transformer l’infrastructure en moteur de croissance locale. L’effet d’entraînement attendu touche l’agriculture, le commerce, le transport et l’emploi, avec des retombées qui dépassent le cadre du chantier lui-même.



