
Le ministre des affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, a représenté le pays à la 62ème Conférence de Munich sur la sécurité, qui s’est tenue les 12 et 13 février en Allemagne. Cette édition 2026 a été consacrée aux mutations géopolitiques en cours, à l’évolution de l’ordre international et aux perspectives de recomposition de l’architecture sécuritaire mondiale.

Au cours de deux segments du programme officiel, le chef de la diplomatie togolaise a défendu les positions du pays sur plusieurs sujets clés, notamment l’assistance humanitaire et la nécessité de repenser les modèles de développement face aux chocs sécuritaires, climatiques et économiques. Il a plaidé en faveur d’un rééquilibrage des mécanismes de gouvernance financière internationale, d’une représentation plus équitable des pays africains au sein des instances décisionnelles, et d’une reconnaissance effective du lien structurel entre développement, paix et sécurité.

Le ministre a également appelé à un changement de paradigme, passant d’une logique d’assistance à une dynamique d’investissement structurant, fondée sur un partage maîtrisé des risques avec le secteur privé et sur un rôle catalytique renforcé des banques multilatérales de développement. Cette approche s’inscrit dans la droite ligne de la diplomatie proactive, responsable et équilibrée impulsée par le Président du Conseil.

En marge des travaux, Robert Dussey a tenu une série de consultations bilatérales avec des homologues étrangers, notamment le ministre allemand de l’Intérieur, le ministre norvégien du Développement, et le commandant de l’US Africa Command (AFRICOM). Les discussions ont porté sur le renforcement des partenariats, en particulier la coopération en matière de sécurité, de stabilisation régionale, de développement économique, de gouvernance et d’action humanitaire.

Ces échanges ont permis au Togo de réaffirmer ses positions et de renforcer ses relations avec les partenaires internationaux, dans un contexte marqué par la fragmentation des équilibres traditionnels, l’intensification des crises régionales et les incertitudes économiques globales.

