L’apothéose de la grande fête des moissons de la préfecture de Doufelgou s’est tenue le samedi 18 avril 2026 dans le canton de Siou. Située à une trentaine de kilomètres de Kara, chef-lieu de la région, Doufelgou est l’une des préfectures emblématiques de la Kara. Majoritairement peuplée de communautés Nawda et Lamba, la préfecture se retrouve chaque année dans l’un de ses cantons pour célébrer Sintu-Janjaagu.
Pascal Bodjona, ministre-conseiller du Président du Conseil, Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, et le colonel Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, étaient présents aux côtés des gardiens des us et coutumes. Elle a enregistré également la présence remarquée du Sénateur Adji Ottet Ayassor, du Chef d’État-major général des armées, du Directeur général de la Police nationale.
Le thème de 2026 donne le cap : « Traditions solidaires, communautés mobilisées pour la paix, la sécurité et le développement ». La fête garde sa fonction première : remercier Dieu et les ancêtres pour les récoltes, demander la bénédiction pour la prochaine saison, souder les Lamba « Sintu » et les Nawda « Janjaagu ».
Les origines : une fête de gratitude et d’espérance
Célébrée traditionnellement chaque premier samedi du mois d’avril, Sintu-Janjaagu marque la fin des récoltes et ouvre la nouvelle saison agricole. Plus qu’une simple réjouissance, c’est d’abord un acte de gratitude envers les ancêtres et les divinités pour les moissons obtenues, et une invocation collective pour des récoltes futures abondantes.
Les rites donnent tout son sens à la fête : cérémonie de libation, prestations des groupes folkloriques qui magnifient les racines spirituelles des peuples du Doufelgou. Sintu-Janjaagu est ainsi un espace de dialogue générationnel, de réaffirmation de l’identité culturelle et de réflexion sur l’avenir de la préfecture.

L’édition 2026 à Siou : tradition et innovation administrative
Les éditions se succèdent mais ne se ressemblent pas. Celle de 2026 à Siou a eu une particularité majeure. Au-delà des danses, des réjouissances et du partage des mets issus des récoltes locales, le ministère de la Sécurité s’est déplacé à Siou pour organiser une audience foraine de délivrance de cartes nationales d’identité à tous ceux qui en avaient besoin.
L’obtention de la CNI a longtemps été un parcours du combattant pour de nombreux citoyens. Ce geste du ministère, très salué par les populations, s’inscrit dans la vision du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé : rapprocher l’administration des administrés. Un défi lancé par le Numéro 1 des togolais et qui devient aujourd’hui une réalité sur le terrain. Cette innovation mérite d’être dupliquée lors des fêtes traditionnelles dans d’autres préfectures.
Une mobilisation à la hauteur de l’événement
La fête a tenu toutes ses promesses, à la grande satisfaction des filles et fils de Doufelgou. Comme à l’accoutumée, Sintu-Janjaagu 2026 a réuni les communautés Lamba et Nawda autour des valeurs d’unité, de dialogue et de cohésion sociale. Placée sous le signe du vivre-ensemble, la célébration rappelle que la culture est un levier puissant de cohésion sociale et de développement territorial.
Prières pour la paix et la prospérité
Les prêtres traditionnels, imams, pasteurs et prêtres catholiques se sont unis pour prier. Ils ont invoqué la paix, la stabilité et la concorde pour le Togo et pour tous les fils et filles de Doufelgou. Ils ont aussi prié pour l’abondance des prochaines récoltes partout au pays, et pour la santé et la longévité du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, salué pour son engagement constant en faveur du développement du Togo et pour la promotion des cadres de Doufelgou.
Comme l’a rappelé la présidente du comité d’organisation lors d’une édition précédente : « Cette fête vous appartient. À vous de la faire vivre, de la préserver et de l’adapter aux défis de demain ». À Siou, en 2026, la jeunesse et les anciens ont répondu présent, déterminés à perpétuer l’esprit de fraternité qui fait la richesse du Doufelgou.

En prenant la parole au nom du Président du Conseil, le ministre Pascal Bodjona a fait comprendre que préserver ces valeurs n’est pas une option mais plutôt un socle du progrès. Il a réaffirmé l’engagement de l’exécutif à défendre solidarité, paix et développement, et a appelé chaque communauté à en faire une boussole. À travers son message, Il a touché une partie sensible qui est l’unité comme condition du progrès.
« Très content de la célébration », confiait un digne fils du milieu. Une phrase qui résume l’état d’esprit de Sintu-Janjaagu2026 : fierté des racines, confiance en l’avenir.
La Rédaction

