Près de 50 femmes leaders issues des médias, de la société civile, de l’entrepreneuriat, de la culture, des institutions publiques et du secteur privé se sont réunies le mardi 5 mai dernier dans le jardin de l’Hôtel LEBENE, à Lomé. Initié par le webmagazine féministe EkinaMag, avec l’appui de la délégation de l’Union Européenne au Togo, cette rencontre a pour objectif de débattre sur les opportunités et risques du numérique pour les droits des femmes.
Si le digital ouvre l’accès à l’information, à l’expression et au leadership, les obstacles restent nombreux. Les discussions, introduites par Ginette Bayi Adekambi, directrice exécutive de l’ONG GF2D, ont mis en lumière la fracture numérique de genre, les violences en ligne, le cyberharcèlement et la faible représentation des femmes dans les instances de décision du digital. D’où le thème : « Les droits des femmes à l’ère du numérique ». Un thème qui a permis aux participantes de partager leurs expériences sur l’accès, la participation, la sécurité en ligne et la visibilité des initiatives féminines.

Art et engagement pour nourrir le débat
Fidèle à son approche participative, le cercle a mêlé réflexion et expressions artistiques. La slameuse ORAKLE a livré une performance dédiée aux droits des femmes, rendant hommage à leur résilience. L’artiste peintre Akoko AMEDO a réalisé sur place une œuvre inspirée des enjeux abordés, renforçant la dimension sensible des échanges.
Des acquis concrets pour la suite
À l’issue de la rencontre, plusieurs résultats se dégagent : un renforcement des connaissances sur les enjeux du numérique, une prise de conscience accrue des violences numériques faites aux femmes, la création de nouvelles synergies entre femmes leaders et l’identification de recommandations pour promouvoir l’égalité dans l’espace digital.
Un cadre participatif pour des actions concrètes
Hélène Doubidji veut que le Cercle au vert serve à explorer les opportunités qu’offre le numérique aux femmes, mais aussi les défis liés à l’accès, à la participation, à la sécurité en ligne, à la visibilité et au leadership digital. Les échanges doivent aussi mettre en lumière les violences numériques faites aux femmes.
« Vos voix, vos expériences et vos engagements sont essentiels pour faire évoluer les mentalités, influencer les politiques publiques et bâtir un avenir numérique où chaque femme pourra pleinement exercer ses droits », a souligné Hélène Doubidji, fondatrice d’EkinaMag.

Présent à la rencontre, M. Ferrucio Bogo, chef de la section politique et représentant de l’ambassadeur de l’UE au Togo, a salué « la diversité des profils réunis, richesse d’expériences essentielle pour nourrir un dialogue constructif et faire émerger des solutions concrètes, adaptées aux réalités du terrain ».
EkinaMag, une voix féministe depuis 2020
Premier webmagazine féministe au Togo, EkinaMag est légalement créé depuis décembre 2020. À travers articles, podcasts et vidéos, le média milite pour l’égalité hommes-femmes et contre les violences basées sur le genre, en mettant en lumière les initiatives, réussites et défis des femmes et des filles. C’est dans cette dynamique que s’inscrit cette rencontre qui vise à faire du numérique un espace sûr, inclusif et porteur d’égalité.

