Le canton de Tchitchao a ouvert le lundi 13 juillet, le bal des finales Evala 2026. Le terrain de Gnanzouda a vibré sous les chants, les tam-tams et les acclamations d’une foule venue de tous les villages environnants.
Pour cette première confrontation, deux grandes coalitions se sont affrontées : Bou-Fatou d’un côté, Kigbèling-Hazè-Lohou de l’autre. Les échanges ont été intenses. Chaque prise, chaque chute a été saluée comme il se doit par un public debout, mobilisé pour soutenir ses champions.
À l’issue des combats chez les Evala, les lutteurs confirmés, le score est resté serré : 14 victoires partout. Un match nul qui reflète bien le niveau et la détermination des deux camps.
Chez les Ahoza, les plus jeunes, la balance a toutefois penché. La coalition Kigbèling-Hazè-Lohou s’est montrée plus tranchante et l’a emporté 11 victoires à 8 face à Bou-Fatou.
La présence du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a donné un éclat particulier à cette ouverture. Il était déjà venu samedi dernier saluer les premiers lutteurs et encourager la jeunesse à porter haut les valeurs de cette tradition.
Car au-delà de la compétition, les Evala restent ce moment clé dans la culture kabyè. C’est le rite qui marque le passage à l’âge adulte. À travers l’effort, l’endurance et la discipline, les jeunes reçoivent un enseignement de bravoure et de solidarité, transmis de génération en génération.
Et Tchitchao ne s’arrête pas aux combats. En marge des luttes, le canton accueille aussi des activités culturelles, éducatives, sociales et économiques. Des initiatives qui font vivre le patrimoine kabyè, attirent des visiteurs et valorisent le savoir-faire local.
Avec cette première finale, Tchitchao donne le ton. Les prochains jours s’annoncent tout aussi disputés et festifs dans les autres cantons.

