Le Togo vient de franchir un pas important dans la consolidation de son système financier avec l’adoption par l’Assemblée nationale d’une loi portant réglementation de la microfinance. Ce texte, qui vise à moderniser et à renforcer le cadre juridique du secteur, a été adopté à l’unanimité par les députés lors de la première session extraordinaire de l’année.

La microfinance joue un rôle essentiel dans l’inclusion financière et le financement des activités génératrices de revenus au Togo. Cependant, le secteur est confronté à plusieurs défis, notamment le manque de gouvernance, des dispositifs de contrôle parfois faibles et des risques pour la protection des épargnants. La nouvelle loi vise à répondre à ces défis en renforçant la supervision et en garantissant la confiance des usagers.

Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a souligné l’importance de la microfinance dans la vie économique du pays. « La microfinance est un vecteur puissant d’inclusion financière. Elle permet à des millions de nos concitoyens, en particulier les femmes et les jeunes, d’accéder aux services financiers de base pour entreprendre, investir et améliorer leurs conditions de vie », a-t-il déclaré.
La loi prévoit notamment le renforcement de la gouvernance des institutions de microfinance, l’amélioration de leur solidité financière, ainsi qu’un dispositif de supervision plus efficace assuré par le ministère chargé des finances, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et la Commission bancaire de l’UMOA.

Le Président de l’Assemblée nationale, Professeur Komi Selom Klassou, a souligné que l’adoption de ce texte marque une étape importante dans la consolidation du système financier national. « La loi portant réglementation de la microfinance que notre Assemblée vient d’adopter appartient à ces lois qui changent concrètement la vie des citoyens », a-t-il déclaré.

La mise en œuvre de cette réforme devrait permettre de faciliter l’accès au financement pour les petits commerçants, les agriculteurs, les artisans, les femmes entrepreneures et les jeunes porteurs de projets, contribuant ainsi à la transformation économique et sociale du pays.

