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    Trafic illicite des hippopotames en Afrique : De la nécessité d’engager une course contre la montre pour sauver l’espèce en détresse

    Junior AgbekponouBy Junior Agbekponou2 mars 2026Updated:2 mars 2026Aucun commentaire7 Mins Read
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    Le 15 février dernier était la journée mondiale de l’hippopotame, une espèce qui fait face à de nombreuses menaces où la population est en déclin de 30 à 50 % au cours de la dernière décennie, dans les pays d’Afrique subsahariens. La perte d’habitat, notamment l’assèchement des zones humides, la modification des cours d’eau et la pollution, réduit les milieux dont ils dépendent. L’expansion agricole et la proximité croissante des villages augmentent les risques de conflits, en particulier lorsque les hippopotames pénètrent dans les champs à la recherche de nourriture. Le braconnage pour la viande ou les dents accentue encore la pression sur les populations. Or, protéger les hippopotames, c’est protéger l’eau. Cela implique de préserver les zones humides, restaurer les berges naturelles des rivières et de lutter contre la pollution et maintenir des corridors écologiques permettant à la faune de circuler sans empiéter sur les zones habitées. Cependant, les hippopotames sont chassés pour leur viande mais aussi pour alimenter le commerce international en dents, en défenses, en sculptures d’ivoire, en peaux et en produits faits de peau.

    L’ivoire d’hippopotame est utilisé pour en faire des sculptures, et est populaire parmi les consommateurs, étant généralement moins chère que l’ivoire d’éléphant et plus facilement accessible. Selon la base de données de la CITES, les produits en ivoire d’hippopotame et les produits en peau d’hippopotame représentaient les deux types de produits provenant de ces spécimens les plus commercialisés internationalement.
    Les hippopotames sont particulièrement vulnérables à la surexploitation en raison de leur très faible rendement reproductif.

    Un déclin marqué en raison de cette très faible productivité. Pourtant, les spécimens d’hippopotames sont commercialisés légalement dans certains pays. Entre les années 2018 à 2022, plus de 90000 spécimens d’hippopotames ont été importés dans le monde entier.

    Selon les chiffres de l’UICN, concernant les pièces issues des hippopotames, les États-Unis (34 %) et la France (30 %) étaient les plus grands importateurs, et la Tanzanie (62 %), la Zambie (12 %), le Zimbabwe (10 %), l’Ouganda (7 %) et l’Afrique du Sud (5 %) les plus grands exportateurs. Le commerce illégal de l’ivoire d’hippopotame a fortement augmenté après l’inscription des éléphants d’Afrique à l’Annexe I de la CITES en 1989, avec plus de 27000 kg d’ivoire d’hippopotame exportés illégalement au cours des années 2020, soit une augmentation de près de 200 % par rapport aux années 90.

    Des spécimens d’hippopotames ont été saisis dans 48 pays au cours de l’année 2021. L’Ouganda, la Tanzanie, la Chine et Hong Kong ont fait des saisies de dents d’hippopotames en 2021. Des saisies et des arrestations liées à l’ivoire d’hippopotame ont été signalées en cette même période, ce qui représente l’abattage illégal d’un minimum estimé à plus de 6755 hippopotames.
    Le rapport de l’UICN, a notifié que la chasse illégale et non réglementée pour la viande et l’ivoire constitue une menace principale pour l’hippopotame. Le braconnage de l’hippopotame se produit dans de nombreux États, mais son impact et sa visibilité sont plus importants lorsqu’un grand nombre d’hippopotames sont braconnés pendant les périodes de troubles ; les milices tuent les hippopotames pour la viande afin de nourrir les soldats et pour le commerce de l’ivoire comme source de financement de leurs activités.

    Le commerce illégal de l’ivoire d’hippopotame a fortement augmenté après l’inscription des éléphants d’Afrique à l’Annexe I de la CITES en 1989, comme précédemment indiqué. Cette tendance se poursuit car des dents d’hippopotame et des produits issus de dents d’hippopotame ont été systématiquement trouvés avec de l’ivoire et des produits en ivoire saisis dans certains pays.
    Des saisies et des arrestations liées à l’ivoire d’hippopotame ont été signalées dans 20 pays entre 2016 et 2021. Selon les données CITES, les saisies de spécimens d’hippopotames représentent un total de 625 spécimens saisis par an.

    Selon les registres d’importation contenus dans la Base de données sur le commerce CITES, les parties et produits d’hippopotames faisant l’objet d’un commerce international légal provenaient de pays où ces exportations sont illégales en vertu du droit national, ce qui indique que des parties et produits illégaux sont blanchis sur le marché.
    Le commerce illégal de parties et de produits en ivoire d’hippopotame est souvent associé au commerce illégal d’ivoire d’éléphant et, dans une moindre mesure, à d’autres produits de contrebande d’espèces sauvages, tels que les écailles de pangolin et les peaux de léopards, aux armes et munitions et à la fausse monnaie.

    Comme pour le commerce de l’ivoire d’éléphant, il existe des marchés parallèles légaux et illégaux. Il existe des preuves de braconnage et de trafic d’hippopotames, ainsi que des arrestations et des saisies associées, dans les 15 pays d’origine des parties et produits d’hippopotames dans le commerce international légal.

    Actuellement, ces mammifères sont répertoriés comme une espèce de l’annexe II de la CITES, ce qui veut dire qu’ils ne sont pas directement menacés d’extinction, mais pourraient le devenir si leur commerce n’est pas réglementé. Le Parlement européen avait appelé la Commission européenne à soutenir le statut d’annexe 1 pour les hippopotames et d’autres espèces.

    Au Togo, les hippopotames sont intégralement protégés, et on en compte une cinquantaine. La vallée du Mono, compte à elle seule, plus d’une trentaine d’hippopotames, selon le rapport de l’ONG CDAC.

    La détention, la circulation et la vente de trophées d’hippopotames, sont punies par les articles 761 et 796 du nouveau Code pénal du Togo. L’article 761 par exemple réprime d’un maximum de cinq ans de prison et de cinquante millions d’amende, toute personne qui directement ou indirectement commercialise sans droit, une espèce animale protégée.

    Ainsi, un dépeuplement qui ne dit pas son nom, menace la population des hippopotames dans le fleuve Mono au sud-est du Togo. Afin de freiner les actions des braconniers, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et le PNUD ont sensibilisé les populations riveraines. Celles-ci se sont organisées pour lutter contre la destruction de cette espèce qui constitue le patrimoine culturel de cette contrée du Togo. Des réseaux de trafiquants font tout pour passer par les mailles grâce à la corruption, malgré les efforts des ONG internationales, telle qu’EAGLE-Togo qui accompagne les autorités dans l’application des textes sur la protection des espèces protégées.

    Afin de freiner les actions des braconniers, certaines ONG nationales et internationales organisent périodiquement des sensibilisations vis-à-vis des populations riveraines. Le plus souvent, ces organisations invitent les populations à s’organiser en groupement de revenus financiers pour qu’ils se détournent peu à peu du braconnage. D’autres projets sont initiés en faveur des populations, notamment la sauvegarde de la biodiversité et des espèces menacées dont l’hippopotame afin d’améliorer les conditions de vie des populations locales grâce à l’installation d’une réserve biologique communautaire pilote de 400 ha comme support scientifique, culturel et didactique dans la vallée du fleuve Mono.

    Les différents groupes bénéficiaires du projet sont les agriculteurs, les pêcheurs, les éleveurs, les chasseurs, les commerçants et les femmes surtout pour l’utilisation du bois de chauffe nécessaire au fumage de poissons. Dans certaines régions de l’Afrique, les populations d’hippopotames connaissent une surpopulation en raison des efforts de conservation. Ce qui peut entraîner une compétition pour les ressources, une dégradation de l’habitat et une augmentation des conflits avec les humains. Il est donc important de faire face à ces menaces qui nécessitent une approche multidimensionnelle impliquant des efforts de conservation, la protection de l’habitat, des mesures anti-braconnage, des programmes éducatifs, la participation communautaire et des pratiques d’utilisation durable des terres. Les efforts de collaboration entre les gouvernements, les organisations de conservation, les communautés locales et les autorités chargées de la faune doivent garantir la survie et le bien-être à long terme des populations d’hippopotames dans leurs habitats naturels.

    Trafic d’espèces protégées
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    Junior Agbekponou

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