Le projet de Loi de Finances, exercice 2025, adopté par la Représentation nationale, présente d’importantes réformes et des mesures innovantes pour soutenir la croissance, alléger les charges des entreprises et renforcer la résilience des populations.
Le projet de loi de finances, exercice 2025, s’équilibre en ressources et en charges à deux mille trois cent quatre-vingt-seize milliards cinq cent quatre-vingt-huit millions neuf cent soixante-douze mille (2.396.588.972.000) francs CFA contre deux mille cent soixante-dix-neuf milliards cent vingt-cinq millions neuf mille (2.179.125.009.000) francs CFA dans la loi de finances de l’année 2024, soit une hausse de 9,9% et deux mille deux cent cinquante milliards six-cent millions six cent six mille (2.250.600.606.000) francs CFA dans la loi de finances rectificative, exercice 2024, soit une hausse de 6,5%. Les recettes budgétaires enregistrent une augmentation de 196,5 milliards de francs CFA pour s’établir à 1.475,6 milliards de francs CFA contre 1.279,1 milliards de francs CFA en 2024, soit une hausse de 15,4%. La Loi de Finances, exercice 2025, consacre 49 % du budget aux secteurs sociaux, avec des mesures fortes pour l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes et l’inclusion financière.
Quelques innovations majeures introduites dans la loi de finances, exercice 2025
-Réduction de 50% du droit de douane sur le gasoil utilisé par les industries pour alléger leurs charges.
-Réduction des droits d’accises pour les PME/PMI produisant et commercialisant les produits naturels.
-Réduction de 2 à 1,5% du taux des droits d’enregistrement sur les marchés publics.
-Maintien des avantages fiscaux et douaniers accordés aux opérateurs économiques à l’importation ou à la vente de véhicules âgés de 5 ans maximum ainsi que de motocycles électriques neufs.
-Déplafonnement de la limite de 25% pour la déduction des frais d’assistance technique et frais de siège par les nouvelles entreprises.
-Création de la taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TETTIC), avec des modalités simplifiées et sans impact sur les consommateurs.
-Introduction de mesures visant à simplifier les procédures fiscales et à mieux mobiliser les recettes, notamment grâce à l’exploitation de nouvelles niches fiscales.
-Maintien des avantages fiscaux et douaniers pour les entreprises de bâtiment et travaux publics (importation de machines, matériels et moteurs).
-Reconduction des avantages fiscaux pour l’importation de matériel agricole, en soutien au secteur primaire.
-Allocation de 49% du budget aux secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé, linclusion financière et l’emploi des jeunes.
-Mesures pour lutter contre la flambée des prix et renforcer la résilience des populations dans un contexte économique mondial difficile.
-Sélection rigoureuse des investissements publics avec priorité aux projets à fort impact social.
-Stratégie d’endettement prudente pour maîtriser le déficit public, fixé au plafond de 3% en 2025.
Elom

