Lomé Peace and Security Forum (LPSF) édition deux, vient de clôturer le dimanche 12 octobre, ses travaux à Lomé. Marquée par des échanges riches, des prises de position fortes, cette rencontre internationale de haut niveau, a débouché sur une déclaration de 46 points, qui propose une feuille de route ambitieuse et réaliste pour une Afrique pacifique, résiliente, technologiquement souveraine et économiquement indépendante.
Placé sous le thème « L’Afrique face aux défis sécuritaires complexes : comment renforcer et rendre durables la paix et la stabilité dans un monde en mutation ? », ce forum amène les États africains à mobiliser davantage de ressources internes pour financer leur sécurité ; repenser les accords de défense pour mieux protéger leur souveraineté ; développer une industrie africaine de l’armement et investir dans des technologies endogènes.
De manière générale, ce forum nourrit l’ambition de renforcer davantagr l’autonomie africaine dans sa stratégique sécuritaire, et dans ses domaines de défense ainsi que de développement.
Face aux nouvelles menaces que subissent le continent africain, le Forum de Lomé exhorte l’Union africaine à jouer un rôle central dans la coordination des initiatives de sécurité et de défense, tout en réorientant les partenariats internationaux dans le respect des intérêts fondamentaux du continent.
L’innovation majeure de cette rencontre, est le regard porté sur l’Intelligence Artificielle (IA) dans le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique. Pour cette deuxième édition, l’IA est reconnue comme un levier stratégique, mais également, une autre source de nouveaux risques si elle n’est pas encadrée.
À travers ce forum, les participants n’ont pas manqué de mettre en exergue, la participation des jeunes dans les processus de paix sur le continent. Ce qui les amène vers la création d’un Fonds pour la jeunesse africaine ; l’implication active des jeunes dans les comités de paix et de sécurité locaux ; la lutte contre leur marginalisation économique, sociale et politique, qui alimente l’instabilité.
L’histoire retiendra que c’est à travers ce grand forum de Lomé que l’Union africaine, à l’initiative du Togo, a adopté la décision qui l’amène à reconnaitre l’esclavage, la colonisation et la déportation comme des crimes contre l’humanité et de génocide contre les peuples d’Afrique. Une étape qui marque un pas important dans la quête de justice mémorielle.
Satisfait de cet appel à l’action concrète, les participants à ce forum, n’ont pas manqué de saluer ce leadership dont a fait preuve le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé à travers ses propositions et aussi le rôle actif que le Togo a eu à jouer dans la construction d’une paix durable sur le continent.
Lors de la clôture des travaux, le Ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, a réaffirmé la détermination de son pays à demeurer toujours un acteur pivot du dialogue pour la paix sur le continent. Le LPSF 2025 s’est ainsi imposé comme une tribune majeure de réflexion stratégique, confirmant Lomé comme une plateforme stratégique de réflexion, d’engagement et de coordination des efforts africains pour faire face aux défis sécuritaires du XXIe siècle.
Elom

